Une femme sur deux est favorable au délit de non-partage des tâches ménagères

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Bientôt un « délit de non-partage des tâches domestiques » au sein des foyers français ? C’est l’idée formulée par l’économiste et écologique Sandrine Rousseau, invitée d’un live Twitch du média Madmoizelle, le 21 mars dernier. Elle a depuis suscité de vives réactions, allant de l’adhésion à la colère, en passant par la moquerie.

Un sondage réalisé par l’Ifop pour Consolab, et publié jeudi 7 avril, révèle pourtant que les Français sont loin de juger cette proposition absurde : 47 % des sondés adhèrent en effet à l’idée d’un délit de non-partage des tâches domestiques et 10 % s’y déclarent très favorables. Une opinion partagée de manière assez équilibrée puisque 50 % des femmes et 44 % des hommes y sont favorables (source 1).

Les plus jeunes sont les plus enthousiastes : près des deux tiers (61 %) des femmes âgées de moins de 30 ans voient cette idée d’un bon œil. Soit 22 points de plus que leurs aînées âgées de plus de 65 ans (39 %).

Les Français(es) prêt(e)s à porter plainte ?

Les Françaises et les Français seraient-ils prêts à déposer plainte parce que leur conjoint(e) refuse de nettoyer les toilettes ou de sortir la poubelle ? La réponse est non : seules 15 % des femmes vivant en couple interrogées et 13 % des hommes vivant en couple répondent favorablement à cette question.

À noter, 21 % des femmes qui se disent « très féministes » seraient disposées à se rendre au commissariat. Et seules 13 % des femmes qui se disent « non féministes » seraient prêtes à franchir le pas. 

Le non-partage des tâches ménagères pèse sur la vie de couple

Plus de quatre Françaises sur dix (42 %) ont déjà eu envie de partir quelques jours en laissant leur conjoint se débrouiller avec la vaisselle, les lessives et le repassage. 

Par ailleurs, plus d’une femme interrogée sur cinq (22 %) a déjà eu la tentation de cesser d’avoir des relations sexuelles, ou au moins de cesser certaines pratiques pour motiver leur homme à réaliser des tâches ménagères.

En dernier recours, plus du tiers des femmes âgées de moins de 30 ans a déjà envisagé de quitter leur conjoint (22 %, dont 10 % qui l’ont très sérieusement envisagé). 

« Si l’inégalité dans l’accomplissement des tâches ménagères pèse lourdement sur la charge mentale des femmes et peut conduire, comme l’indique cette enquête, jusqu’à la rupture du couple, la situation s’améliore lentement, mais sûrement, au fil des années au sein des foyers français. Quand bien même les hommes rechignent encore la plupart du temps quand il s’agit de mettre la main à la pâte… », indique l’étude.

En effet, 56 % des femmes interrogées estiment tout de même que leur conjoint est plus impliqué que ne l’était leur propre père, quand 10 % jugent qu’il en fait moins.



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