Test : êtes-vous (vraiment) hypocondriaque ?

par



shutterstock 1797891355

Hypocondrie : pourquoi cette peur irrationnelle de la maladie ?

Il est normal de se préoccuper de sa santé, de s’inquiéter quand on est souffrant, mais l’hypocondriaque, lui, a une peur irrationnelle de la maladie. Et il n’est rassuré ni par les avis médicaux ni par les résultats d’examens, aussi bons soient-ils. Il pense qu’ils sont faux, qu’on lui ment, qu’on est passé à côté de quelque chose de plus compliqué. Du coup, il multiplie les consultations et les examens, court de spécialiste en spécialiste, surconsomme des médicaments. Cette angoisse permanente, qui peut finir par gêner la vie amoureuse, sociale et professionnelle, est sans cesse réactivée par l’actualité médicale, poursuit le spécialiste. Les différents scandales sanitaires entretenant sa méfiance vis-à-vis du monde médical vers lequel il retourne pourtant toujours.

Hypocondrie : une anxiété qui peut être d’origine familiale

Comme tous ceux qui développent une angoisse « ciblée » (de la mort, de l’échec, de l’avion, de l’abandon…), les hypocondriaques sont de grands anxieux. Leur anxiété peut avoir été induite dans l’enfance par des parents qui soit les surmédicalisaient, soit, au contraire, refusaient systématiquement de les écouter quand ils allaient mal, faisant comme si ce n’était rien. Mais le plus souvent, ils ont dans leur histoire un point de départ : Par exemple, un proche décédé d’un cancer, atteint d’une maladie d’Alzheimer ou d’une grave infection. Généralement, ils se “spécialisent” alors dans le même type de maladie et la relient aux symptômes, aussi minimes soient-ils, qu’ils détectent chez eux : une toux égale pneumonie, un prénom oublié égal Alzheimer précoce, une migraine égale tumeur cérébrale…

Hypocondrie : une thérapie parfois nécessaire pour s’en sortir

Si cette situation dure depuis plus de six mois, il faut en parler à son médecin généraliste. Sous réserve qu’il ait une bonne écoute, qu’il ne soit pas angoissant ou surmédicalisant, qu’il accepte d’être mis en échec par son patient, qui en connaît parfois plus que lui. Une thérapie comportementale ou une analyse peuvent aussi aider un hypocondriaque à renoncer à l’utopie d’un corps qui ne s’exprime jamais et, ainsi, à mieux contrôler ses angoisses au moindre symptôme. Certains psychiatres encouragent leurs patients, dès qu’ils sentent que leur esprit s’emballe, à se livrer à des expériences d’anticipation positive. Par exemple, à lister les réussites ou les petits plaisirs de la journée, à faire l’éloge de leurs qualités physiques… Ils les invitent aussi à découvrir qu’ils peuvent éprouver du plaisir ailleurs que dans une consultation médicale : Un sport amusant, une danse qui a du sens, comme le tango, l’amour physique aussi… sont, parmi d’autres, des activités qui peuvent permettre à un hypocondriaque d’instaurer une relation plus sereine avec son corps.

Comment se conduire avec un vrai hypocondriaque ?

Les proches doivent éviter la raillerie ! L’hypocondrie prête plus à rire qu’un diabète ou un cancer. Mais on ignore qu’il y a une vraie souffrance derrière, qu’il serait cruel de tourner en dérision ou de ne pas reconnaître. Avec un hypocondriaque, inutile de jouer au docteur ou à l’infirmière, de lui prodiguer des conseils médicaux, de le palper, de le pousser à consulter ou de lui offrir des livres de médecine. On l’aide en étant serein et le plus proche possible, en restant à sa place de conjoint ou de parent et en lui proposant des activités qui le détournent de ses obsessions.

Ces troubles proches de l’hypocondrie

  • L’anxiété sur la santé : ce trouble touche 7 à 8 % de la population alors que l’hypocondrie n’en concerne « que » 0,5 %. L’anxieux consulte souvent, passe des examens et finit par comprendre qu’il n’est pas malade. L’hypocondriaque, lui, ne sera rassuré par aucun bilan, le plus élaboré soit-il.
  • La nosophobie : il s’agit d’une peur irrationnelle d’attraper une maladie. Les nosophobes ont peur des bactéries, des germes, des contacts physiques avec les autres.
  • L’identification : la peur concerne une maladie en particulier et aucune autre. Et l’on trouve dans l’histoire ou l’entourage du sujet un porteur de la maladie concernée.
  •  Le syndrome de Münchhausen : la personne simule une maladie et demande des soins pour une affection qu’elle n’a pas.

À lire aussi :

Astro : comme la reine d’Angleterre, quels sont les signes qui ont l’espérance de vie la plus longue ?

Au secours mon homme est hypocondriaque…



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire