Tennis Leg ou claquage musculaire du mollet : comment le soigner ?

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Il y a plusieurs stades de lésions musculaires (contracture, élongation, déchirure ou claquage, rupture ou désinsertion). Ces différences entre les lésions sont liées à leur profondeur. « En cas de déchirure du muscle, les fibres sont lésées et rompues, ce qui provoque une douleur brutale, un ballonnement du muscle ou au contraire une forte contraction et un hématome », précise le Dr Patrick Bacquaert, médecin du sport, vice-président et médecin-chef de l’IRBMS Hauts-de-France. « La déchirure d’un muscle peut aller jusqu’à la rupture. La douleur est alors fulgurante et peut même provoquer un malaise. Il y a une rétraction musculaire car le muscle n’est plus attaché ».

Tennis Leg : c’est quoi ? Quel muscle est touché ?

Le Tennis Leg est la déchirure du jumeau, un muscle situé au niveau du mollet, précise le médecin du sport. Elle peut se déclencher peu de temps après avoir démarré un match de tennis : environ une demi-heure. 

Claquage au mollet : qui est concerné ? Quelles sont les causes ?

Le Tennis Leg touche souvent les personnes à partir de 40 ans. « À partir de cet âge, plusieurs choses peuvent conduire à une faiblesse musculaire », alerte le médecin du sport. Parmi les facteurs de risque : « la moins bonne condition physique, une prise de poids, un taux de cholestérol plus élevé… ».

Comment savoir si on a un claquage au mollet ? Quels symptômes ?

Les symptômes principaux sont une douleur vive et parfois l’apparition d’un hématome : « alors que tout allait bien quelques secondes auparavant, le joueur ressent soudainement une douleur intense localisée au milieu du mollet, voire jusqu’au tendon d’Achille », informe le Dr Bacquaert. « Un hématome peut apparaître rapidement et le mollet peut gonfler et devenir dur ». La douleur du Tennis Leg est brutale : un peu comme si on avait reçu une balle de tennis dans la jambe ou un coup de raquette.

Que faire en cas de déchirure musculaire au mollet ?

La prise en charge immédiate est importante. « Elle se résume en 4 étapes, détaille médecin du sport : la pose de glace sur le muscle touché, la compression, l’élévation et l’immobilisation, selon le protocole ‘RICE’ ».

Bon à savoir : quelle que soit la douleur musculaire, il ne faut jamais masser en première intention. Ni appliquer de la chaleur. « Ces gestes aggravent la lésion et font saigner les fibres musculaires », avertit le médecin.

Concernant le diagnostic, l’examen clinique du claquage repose sur la palpation du muscle atteint avec un examen comparatif afin de vérifier s’il y a une rétraction, la présence d’un hématome, d’une impotence fonctionnelle. Selon les cas, une ponction de l’hématome pourra être nécessaire afin que le muscle cicatrise correctement.

L’examen complémentaire de référence pour la déchirure musculaire est l’échographie, précise le Dr Bacquaert. Dans le cas d’un Tennis Leg, elle peut permettre de vérifier le tendon d’Achille afin d’éliminer une rupture partielle complémentaire. Et s’il existe un doute sur un possible arrachement tendineux ou osseux, une IRM est alors prescrite. 

Comment soigner une déchirure musculaire au mollet ?

Plusieurs mesures sont à prendre.

Quel traitement pour soulager la douleur ?

« Une déchirure musculaire se traite par le repos et l’application de froid, jamais par la chaleur », précise le Dr Bacquaert.

Puis-je marcher avec un claquage au mollet ?

« La mise au repos est de 15 à 30 jours et peut aller jusqu’à trois mois. En plus du repos, le recours à une talonnette, des béquilles ou une attelle peut être nécessaire ».

Quelle rééducation ?

Dans un premier temps, le recours aux massages n’est pas conseillé. « Ils peuvent être préconisés après au moins 15 jours de cicatrisation, et après échographie de contrôle, quand il y a des cicatrices résiduelles fibreuses, boursouflées », détaille le spécialiste. « On préconise alors des massages transverses profonds qui stimulent les fibres et les aident à récupérer ».

Quelles précautions prendre ?

Pour favoriser la bonne récupération du muscle :

  • Porter de bonnes chaussures confortables, maintenant bien les pieds pour avoir de bons appuis et dotées de bons amortis au niveau du talon et de l’avant-pied, indispensables lors des chocs ;
  • Ne pas faire de tennis si l’on prend des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones, et être très prudent si l’on est sous statines, sous corticoïdes



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