Selon cette étude, le risque de crise cardiaque est bien plus élevé durant les fêtes de fin d’année !

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crise cardiaque noel

Les fêtes de fin d’année sont généralement une période festive. Mais le stress, les excès en tout genre, le froid et la fatigue peuvent aussi être à l’origine de drames irréversibles. Comme le souligne l’association américaine de cardiologie, en Occident, le nombre de crises cardiaquex est significativement plus important les 25, 26 décembre et le 1er janvier. 

 « Nous constatons chaque année, au cours des mois les plus froids, une augmentation d’environ 10 % du taux d’accidents cardiovasculaires mortels. Mais aux alentours de Noël ou du Nouvel An, on observe une hausse supplémentaire de 5 % », indique Mich Elkind, responsable des sciences cliniques pour l’American Heart Association (AHA). Un phénomène qui n’a pas de frontières, puisqu’il touche aussi chaque année de nombreux Français. 

Pourquoi le risque augmente-t-il en fin d’année ?

Selon les cardiologues de l’association, le froid serait la principale cause d’accidents vasculaires. Du fait de la vasoconstriction, notre cœur fatigue effectivement plus vite. Le calibre des artères étant rétréci, le risque de déchirure de la paroi artérielle augmente. Un caillot qui se détache dans les artères coronaires peut provoquer un infarctusSous l’effet du froid, une poussée d’hypertension artérielle peut aussi avoir de graves conséquences : accident vasculaire cérébral ou rupture d’un anévrisme cérébral. 

« Dans le froid, l’augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et les besoins accrus en oxygène peuvent entraîner une décompensation chez des patients qui ont des antécédents cardiovasculaires : infarctus, angine de poitrine, ou insuffisance cardiaque », rappelait le Pr Alain Furber, cardiologue et président de la Fédération française de cardiologie, dans notre article dédié aux risques inhérents aux vagues de froid. 

Nos habitudes de vie en cause

La consommation excessive de sel, d’aliments gras et d’alcool expose aussi notre organisme à un risque accru de troubles cardiaques. Sans compter la fâcheuse habitude de réduire notre activité physique et notre sommeil pour profiter de nos proches. Autant de facteurs qui affaiblissent notre système immunitaire, comme le rappelle Mich Elkind : 

Les vacances sont une période occupée, souvent stressante, pour beaucoup d’entre nous. Les routines sont perturbées ; nous pouvons avoir tendance à manger et à boire plus, à faire moins d’exercice et à ne pas nous détendre. Nous dormons trop peu et ressentons trop de stress.

Autre problématique : le temps de réaction et le manque de recours à une aide médicale. « Étant donné que beaucoup voyagent et se trouvent dans un environnement inconnu, ils ne savent pas exactement où sont les hôpitaux. En outre, pendant les vacances, les gens sont moins susceptibles d’écouter leur corps et de faire appel à un médecin lorsqu’ils ont une urgence », insiste le médecin.

Les bons réflexes pendant les fêtes de fin d’année

L’American Heart Association préconise quelques bonnes pratiques pour prévenir les accidents et limiter les risques :

  • Bien connaître les symptômes d’une crise cardiaque et appeler rapidement les secours au moindre signe d’alerte.
    Pour rappel, les symptômes chez l’homme sont :
    – une gêne thoracique,
    – un essoufflement,
    – des étourdissements
    – et des sueurs froides.
    Chez la femme, les symptômes sont :
    – un inconfort thoracique,
    – des douleurs à la mâchoire, au cou ou au dos, des nausées
    – et un essoufflement. 
  • Célébrer avec modération. Pas question de vous priver, mais veillez à ne pas faire d’excès alimentaires, à ne pas trop abuser d’alcool et à surveiller votre consommation de sel. 
  • Limitez les sources de stress. Prévoyez du temps pour vous, loin des interactions familiales énergivores, des problèmes financiers et des timings serrés qui augmentent le stress en fin d’année. 
  • Continuer à pratiquer une activité physique : en dépit de l’agitation des fêtes, essayez de rester en mouvement. 
  • Enfin, rester vigilants avec les médicaments : ne sautez pas de prise, ne les oubliez pas chez vous, pensez à les renouveler. 



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