Rhume Yin ou Yang ? Voici comment les soigner selon les principes de la médecine chinoise

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Il n’y a pas qu’au pays de Confucius que la médecine traditionnelle chinoise fait des émules. Partout dans le monde où l’on trouve des clients d’approches holistiques, ou l’art de prendre soin de l’être humain dans sa globalité, cette méthode apparue plus de trois mille ans avant notre ère soigne les maux de ceux qui y croient. Parmi ceux qui nous pendent au nez quand le mercure commence sérieusement à dégringoler : le rhume.

Quand la médecine chinoise nous aide à passer l’hiver

La figure du Yin et du Yang n’est pas seulement ce joli dessin dont vous orniez vos cahiers de lycéens. Ce principe fait partie des bases de la médecine traditionnelle chinoise, deux forces à la fois opposées et complémentaires. « Pour apprendre à mieux nous nourrir, il nous importe d’être bien informés sur les qualités énergétiques yang et yin des aliments et de les adapter à notre tempérament et à notre état de santé du moment », affirme ainsi Dr You-Wa Chen dans son livre La diététique du Yin et du Yang. Au fil des pages, l’auteur nous apprend notamment à rétablir l’équilibre entre le noir et le blanc, initiation qui devrait vous permettre de passer l’hiver sans encombre.

Pour ce qui est de sa définition de ce satané rhume de saison qui vous fait tourner au ralenti, Dr You-Wa Chen reprend les mêmes termes que nos médecins occidentaux. À savoir : « une congestion de la muqueuse nasale, avec éternuements et écoulements. » « C’est souvent signe que le corps ‘a attrapé froid’, l’énergie du poumon qui contrôle l’arbre respiratoire réagit alors contre ce que l’on appelle ‘les énergies perverses externes’ (vent, froid, humidité, chaleur, sécheresse) », précise-t-il.

Les grippes dites « Yin et Yang »

Du reste, notre docteur distingue deux sortes de complications de type grippe lorsque « les énergies perverses sont plus virulentes et véhiculent des microbes tels que les virus ou les bactéries. » D’abord, il y a la grippe de type Yang. Celle-ci « provoque une forte fièvre (39 à 40 °C) avec des frissons, une respiration rapide, le visage et la gorge deviennent rouges, le sujet transpire, il devient nerveux et a un violent mal de tête. Le nez est bouché, ou il en coule un liquide épais et jaunâtre. »

La grippe de type Yin est moins virulente, la fièvre, moins élevée, ne dépasse pas les 38 °C. « Le teint est pâle, il n’y a ni sueur ni frissons, les courbatures du dos et le mal de tête sont modérés », signifie également l’auteur. Les écoulements nasaux, eux, sont clairs et abondants.

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Tout se passe dans votre assiette

Quand le Yin prend le dessus sur le Yang et inversement, il est conseillé de bien manger. Le Dr You-Wa Chen recommande à nos malades du rhume ou de la grippe de Yang de « privilégier les aliments de nature fraîche et yin pour calmer l’excès de chaleur interne : chou, soja, maïs, orge, potage de riz, tofu, carotte, algues, céleri, concombre, topinambour, pomme, poire, citron, orange, artichaut, crudités, salade, chou chinois, navet, cresson, pissenlit, melon. » Aussi, buvez beaucoup d’eau et de tisanes. En revanche, il faudra faire l’impasse sur la viande, les aliments trop riches, le chocolat ou encore les boissons excitantes pendant quelques jours.

En cas de rhume et de grippe Yin, les aliments chauds et de saveur piquante pour « chasser le froid interne en faisant transpirer » sont un remède infaillible d’après le docteur. Alors, ne manquez pas de faire honneur à la recette de grog aux épices de votre grand-mère. Toutefois, évitez les aliments froids et de consistance lourde et grasse tels que « les viandes, les fruits de mer, les laitages, mais aussi les crudités, les salades, les fruits ou encore le vinaigre. »



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