Quel est le rôle de l’adénosine sur le sommeil ?

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adenosine et sommeil

Quelles hormones pour dormir ?

Si de nombreuses hormones sont impliquées dans la bonne organisation du sommeil, deux d’entre elles jouent un rôle fondamental dans sa régulation homéostatique.

La mélatonine : hormone de l’obscurité. Incontestablement la plus célèbre des hormones du sommeil, la mélatonine est une hormones dont la sécrétion est favorisée par l’obscurité. Son nom est d’ailleurs issu du grec « melas » qui signifie « noir ». Sa bonne sécrétion par l’organisme est donc essentielle pour bien dormir ! 

Le cortisol : hormone du réveil. Le cortisol est l’hormone antagoniste de la mélatonine, puisque c’est elle qui nous maintient dans un état d’éveil. Aussi connue sous le nom d’hormone du stress, elle est secrété en pic par l’organisme en début de matinée pour préparer le corps à être éveillé et en forme toute la journée. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les traitements à base de corticoïdes doivent être pris le matin et pas le soir, au risque de perturber le sommeil», explique la Dre Ogrizek. 

Analyse du sommeil : quels sont l’action et le rôle de l’adénosine sur la qualité du sommeil ?

L’adénosine est une molécule qui joue un rôle essentiel dans la régulation du sommeil. Sa production et sa libération sont en lien direct avec la demande énergétique de l’organisme tout au long de la journée. 

C’est une hormone dont la production et la libération se fait en fonction de la demande énergétique, pendant toute la période d’éveil. Pour faire simple : plus nous bougeons et sommes actif plus on libère de l’adénosine, qui s’accumule au fil de la journée. Arrivée à un certain niveau dans l’organisme, elle induit l’endormissement. Dre Pascale Ogrizek, médecin du sommeil

La sieste dans la journée peut contribuer à diminuer le taux d’adénosine, aidant ainsi à réduire la fatigue. Cependant, si elle est trop longue ou trop tardive, la sieste peut nuire à l’endormissement nocturne.

Cerveau : qu’est-ce que la pression de sommeil qui favorise l’endormissement ?

La notion de pression de sommeil est intrinsèquement liée à l’adénosine. « L’adénosine s’accumule dans le cerveau tout au long de la journée, créant une sorte de « pression » qui augmente le besoin de sommeil et génère une sensation de somnolence » décrit la médecin du sommeil.

En parallèle, l’adénosine facilite le sommeil lent profond, une phase essentielle du cycle du sommeil, et la plus réparatrice. Les variations du taux d’adénosine dans le corps reflètent l’activité neuronale : une accumulation durant la journée, et une diminution durant le sommeil, témoignant d’une activité neuronale réduite. 

Les neurones du noyau préoptique ventrolatéral de l’hypothalamus sont particulièrement sensibles à l’adénosine, dont l’activation promeut le sommeil. Par ailleurs, l’adénosine inhibe la neurotransmission excitatrice, pouvant ainsi induire le sommeil.

Adénosine et caféine : quelle interaction entre ces molécules ?

La caféine, substance psychoactive du café, est un antagoniste des récepteurs à l’adénosine. « La caféine se fixe sur les mêmes récepteurs que l’adénosine, et entre donc en compétition avec elle. Lorsque l’on en consomme trop, elle empêche l’adénosine de se fixer et donc de jouer son rôle sur l’endormissement » résume la Dre Ogrizek.
L’organisme ne perçoit donc pas la somnolence induite par l’accumulation de l’adénosine et on se sent moins fatigué. 

Autre problème : l’adénosine continue de s’accumuler dans l’organisme, et lors de la disparition des effets de la caféine, notre corps va ressentir de façon plus intense la somnolence liée à cette accumulation d’adénosine. C’est le fameux « coup de barre ». 

Notons par ailleurs que la caféine en excès peut avoir un effet tachycardisant sur le coeur, donnant ainsi l’impression d’avoir des palpitations, peu propices à l’endormissement. 

Combien de cycle de sommeil par nuit ?

Chaque nuit, notre sommeil se décompose en plusieurs cycles. Un cycle est composé de différentes phases : l’endormissement, le sommeil lent qui comprend le sommeil lent léger et le sommeil lent profond, et le sommeil paradoxal. En général, une personne accomplira entre 4 à 6 cycles de sommeil par nuit, correspondant à environ 6h à 9h de sommeil.

L’adénosine, étant un régulateur clé de ces cycles, son taux fluctue au cours de la nuit : sa concentration augmente pendant les périodes d’éveil et diminue lors du sommeil, en particulier pendant le sommeil profond. 



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