quand Julien Fournié habille les stars de cinéma

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BIBA : Julien, peux-tu nous dire ce qu’une femme moderne recherche le plus dans le vêtement ?

Julien Fournié : Le corps féminin poursuit sa libération. Cette envie de liberté vestimentaire, lancé par les français, trouve l’écho partout dans le monde, y compris dans les pays d’Orient. Les femmes n’ont plus envie de subir les dictats de la mode et d’enfermer leurs corps dans des carcans. Aujourd’hui, elles veulent porter des vêtements fluides et d’avoir un côté « boyish » hérité du vestiaire masculin, mais qui les rend encore plus sensuelles et féminines.

Une des tenues phares de la dernière collection de Julien Fournié, récemment portée par Adriana Karembeu, en est l’exemple. Un smoking « loose » sans épaulettes, sur une robe crème, c’est beau, c’est simple et c’est efficace.

BIBA : Le fait d’habiller une actrice, peut-il initier une amitié ?

Julien Fournié : Absolument ! Cela a été le cas avec l’actrice Audrey Fleurot. Cette femme est un caméléon mais avec une vraie colonne vertébrale. Je l’ai compris le jour où je l’ai accompagnée aux César. Elle a choisi une robe vert cactus de ma collection « Première Plénitude ». Nos essayages étaient remplis de fous rires, et au moment de monter dans le taxi, elle est devenue très concentrée et sérieuse, et m’a proposé d’écouter son discours. J’ai bien sûr accepté, et cela m’a permis de découvrir le côté très humain de cette actrice. Son discours, drôle par moments, mais aussi très osé et aussi touchant, m’a beaucoup ému. Lorsqu’elle l’a prononcé durant la cérémonie, elle m’a carrément bluffé ! Depuis, nous entretenons une relation très proche. On s’appelle souvent pour prendre de nos nouvelles, pour discuter et échanger à propos de nos projets.

BIBA : Lors de tes expériences Red Carpet, quelle est l’histoire la plus drôle qui te soit arrivée ?

Julien Fournié : Il y en a eu beaucoup. Celle, par exemple, que j’ai vécu avec Déborah François, l’actrice qui se bat pour la cause féminine, primée aux César, et pour laquelle j’ai de l’admiration.
Lors d’une cérémonie, elle a choisi une robe blanche hollywoodienne des années 50, qui faisait partie de ma collection « Premier Éveil ». Après la remise des prix, il y avait un diner de gala où elle hésitait à se rendre. Au lieu d’y aller, elle m’a donc proposé de rentrer, et en route, on s’est rendu compte qu’on avait quand même faim.

En bas de chez elle, il y avait un kebab. Et nous voilà, avec notre Aston Martin dans laquelle nous étions arrivé, Déborah en star hollywoodienne en robe couture et en haute joaillerie, et moi, en smoking avec la broche cristallisée… dans le petit kebab du coin. Tout le monde nous a regardé en se demandant ce qui se passait. La surprise était générale au vu du décalage de nos looks avec le lieu. Les gens n’en croyaient pas leurs yeux. De plus, Déborah a demandé à un des garçons de nous prendre en photo (rires). Nous avons passé la soirée à déguster nos kebabs et à rire aux éclats !



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