Primipare, ça veut dire quoi ?

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C’est quoi une femme primipare ? Définition

Rares sont les femmes qui savent donner une définition précise du terme « primipare » avant d’y être elles-mêmes confrontées, pendant leur première grossesse. Il existe, en effet tout un jargon médical lié à la femme enceinte, une première fois, puis les suivantes, et à la femme qui accouche. Vous ne savez pas lequel vous qualifie ? Faisons le tri dans les noms employés… parfois par erreur.

Nulligeste

C’est le terme employé pour désigner une femme qui n’a jamais connu de grossesse, ou début de grossesse. Le terme de nulligeste évoque l’absence de gestation.

Primigeste

Une fois qu’une femme devient enceinte pour la première fois, elle est considérée comme primigeste, soit dans sa première grossesse quelle que soit la finalité de cette grossesse. c’est le terme qui convient pour une femme lors de sa première gestation. Dans le même ordre d’idée une femme primigeste est donc nullipare (absence d’accouchement) jusqu’au terme de cette grossesse.

Nullipare

Une femme nullipare est une femme qui n’a jamais vécu d’accouchement, même si celle-ci a déjà ou est en train de porter un enfant.

Primipare : une femme qui vient d’accoucher pour la première fois

Il existe un défaut de langage sur le terme primipare qui, dans le langage populaire, évoque la première grossesse d’une femme. Or, Mylène Tortajada l’explique, dans les termes employés « il y a une différence entre grossesse et acte d’accouchement, même si nous les appelons les « primi » dans notre quotidien » confirme la sage-femme. Ainsi, la femme qui attend son premier enfant est bien primigeste et ne devient primipare qu’en salle de travail, quand elle a accouché effectivement de ce premier enfant. « Dans ce contexte, une femme qui attend son deuxième enfant reste également une mère primipare jusqu’au deuxième accouchement » précise la sage-femme.

Multipare

« On devient multipare, une fois qu’on a accouché de son deuxième enfant » poursuit Mylène Tortajada. Et ce terme prend également en compte les grossesses qui ont connu une interruption au-delà de 24 semaines de grossesse, puisqu’elles demandent un accouchement par voie basse. Le terme multipare prend en compte les antécédents de la maman.

Une première grossesse est-elle toujours plus importante ?

Une première grossesse est toujours une révolution dans la vie de parents. Mais est-elle pour autant plus difficile, ou plus sacrée que les suivantes ? La sage-femme reconnaît une place particulière de cet événement sans pour autant être à part :  » Dans un sens, cette première grossesse est forcément ressentie comme importante, puisque c’est celle grâce à laquelle on accède au statut de parent. C’est aussi une découverte complète, et même si toutes les grossesses sont différentes, pour une même femme, dans celle-ci, elles avancent à vue. » Les suivantes, selon le vécu, seront un peu différentes, les parents lâchent généralement un peu plus de lest sur les questionnements. « Bien évidemment cela dépend également du tempérament de la future maman, certaines sont plus angoissées, d’autres prennent les choses comme elles viennent. Chacune va faire avec les ressources à disposition » confirme-t-elle.

Une première grossesse mérite-t-elle plus d’examens ? D’accompagnement ?

Sur le plan médical il n’y a aucune nécessité de programmer plus d’examens ou une surveillance accrue d’une femme enceinte, parce qu’il s’agit d’une première grossesse. « Un fait à modérer selon l’historique médical de la femme bien sûr, des examens peuvent être décidés si elle souffre de pathologies chroniques… Mais en dehors de ce cas, qu’elle en soit à sa première, 2e ou 8e grossesse ne change pas grand-chose » intervient la sage-femme.

Côté accompagnement, c’est un peu différent. Le besoin d’accompagnement est évalué pour et avec chaque femme, chaque couple, indépendamment des grossesses. « Une consultation spécifique, l’entretien prénatal précoce, est proposé à toutes les femmes enceintes, que ce soit une première grossesse, une seconde, une troisième… afin d’évaluer leurs besoins et leurs attentes, en terme d’accompagnement, de préparation à la naissance » rappelle la sage-femme. “C’est un accompagnement personnalisé. Il est fort probable que les femmes primigestes soient davantage en demande de préparation à la naissance, ce qui sera peut-être moins le cas pour une troisième grossesse. Néanmoins, la demande dans ce cas sera basée sur d’autres besoins. C’est notre rôle d’apporter à chacune l’accompagnement nécessaire ”. 

En avance, à terme, avec retard : quand accouche-t-on d’un premier bébé ?

« Un premier bébé arrive toujours en avance », « Le premier va souvent jusqu’au terme »… Les croyances sur le sujet d’un premier accouchement se partagent généralement sans réelle confirmation. « On entend souvent que les premiers bébés naîtraient plus tôt car l’utérus n’aurait pas encore la capacité d’aller au bout de la gestation, c’est absolument faux ou infondé. » dément la sage-femme. « Chaque femme est différente, et a un terme un peu prédéfini : certaines vont avoir tendance à accoucher 3 semaines avant la date prévue, d’autres dépasseront toujours leur terme… c’est un peu constitutionnel » reconnaît Mylène Tortajada. Le rang de la grossesse n’a donc que peu d’incidence sur la date du terme. Les risques de prématurité étant d’ailleurs plus grands chez les multipares. 

Primipare : le premier accouchement est-il le plus long ?

Un premier accouchement est-il forcément plus long ou plus pénible que les suivants ? Mylène Tortajada préfère rassurer les patientes : « En règle générale, oui un premier accouchement est souvent plus long car le corps doit s’adapter à cette première. Mais accouchement plus long ne signifie pas accouchement difficile, pour le corps médical » rappelle-t-elle.

Une durée d’accouchement variable

Par ailleurs, la durée est un facteur individuel : pour certaines femmes, le travail sera rapide, pour d’autres plus long, plus laborieux… Mais la femme n’est pas responsable du déroulement de son accouchement. « Voilà pourquoi la préparation à la naissance est importante, parce qu’elle permet à la femme, même lors de son premier accouchement d’évaluer ses ressources individuelles, de travailler sa confiance, et de rentrer dans son accouchement plus facilement. » Et de rappeler que le corps de la femme est apte, naturellement préparé à accoucher, même s’il ne l’a jamais fait. « Notre travail de professionnel de santé revient surtout à intervenir si l’accouchement sort des lignes de la normalité. Mais un premier accouchement ne nécessite pas forcément notre intervention “technique”. Pour autant, la sage-femme présente et les autres professionnel.le.s exerçant en salle de naissance soutiennent et accompagnent autant que possible les futures mères.” conclut la sage-femme. Un soutien qui peut toutefois se transformer s’il le faut en aide technique, puisque statistiquement, il y a plus d’épisiotomiespratiquées lors des premiers accouchements que les suivants et plus de recours à la péridurale. (source 1) 



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