Plus de 9 femmes sur 10 dépistées ne connaissent pas ce facteur de risque

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Le cancer du sein est l’un des types de cancer les plus fréquents chez les femmes en France. Chaque année, selon Santé Publique France environ 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et plus de 12 000 femmes décèdent de cette maladie. Plusieurs facteurs de risque sont connus pour cette pathologie. Mais l’un des plus importants d’entre eux est bien souvent négligé, selon une récente étude.

Une nouvelle étude sur le cancer du sein

Une nouvelle étude publiée dans JAMA Network Open le 23 janvier révèle un facteur important de risque méconnu du grand public pour le cancer du sein. Il s’agit de la densité du tissu mammaire. En effet, la science montre que le tissu mammaire dense est associé à un fort risque de cancer du sein.  Un risque 1,2 à quatre fois plus élevé que le fait d’avoir un parent au premier degré atteint de cette pathologie ! Malheureusement, cette information n’est pas suffisamment partagée avec les femmes en âge de se faire dépister.

Cette étude a été menée en 2019 et 2020 par des scientifiques de Dartmouth Institute for Health Policy aux États-Unis. Leur but était d’évaluer les connaissances des femmes sur les risques de cancer du sein. Ils ont interrogé 1 858 femmes âgées de 40 à 76 ans sans antécédent de cancer du sein et ayant subi une mammographie. Les scientifiques ont ainsi pu comparer leurs connaissances des différents facteurs de risque du cancer du sein. Par exemple la densité mammaire, la présence d’un parent atteint de ce cancer, l’obésité, la consommation d’alcool, l’absence d’enfants et un cancer antérieur.

Un facteur de risque méconnu

« Par rapport à d’autres risques de cancer du sein connus et peut-être plus connus, les femmes ne percevaient pas la densité mammaire comme un risque important », a indiqué Laura Beidler, l’auteur de l’étude. De fait, elles étaient même 93 % à déclarer que la densité mammaire ne constitue qu’un moindre risque.

Il est important de noter que la densité du tissu mammaire n’est pas une condition anormale. Cela désigne simplement des seins qui contiennent plus de tissu glandulaire et fibreux que de tissu adipeux. On peut l’observer chez environ la moitié des femmes ayant subi une mammographie. La densité peut varier au fil de la vie d’une femme. Par exemple, elle est généralement un peu plus élevée chez les adolescentes ou les femmes enceintes.

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Promouvoir une détection précoce

La raison pour laquelle le risque de développer un cancer augmente avec une densité mammaire accrue est encore floue. Sur CNN une oncologue a déclaré : « une hypothèse est que les femmes qui ont des tissus mammaires plus denses ont des niveaux plus élevés d’oestrogènes, ce qui contribue à la fois à la densité mammaire et au risque de développer un cancer du sein ».

L’étude suggère que les femmes ayant une forte densité mammaire pourraient bénéficier de procédures de dépistage supplémentaires. L’IRM ou l’échographie mammaire, par exemple, permettraient de détecter les cancers manqués lors des mammographies. Une détection précoce augmente considérablement les chances de guérison. L’enjeu est donc grand !



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