Piqûres de fourmi : comment les reconnaître et les soigner ?

par



piqure de fourmi

On s’attend rarement à être piqué par une fourmi. Et pourtant. Certaines n’hésitent pas à nous signaler leur mécontentement. Leurs piqûres – ou morsures – peuvent provoquer démangeaisons, rougeurs et gonflements, sans compter les réactions allergiques, qui nécessitent une prise en charge rapide. Comment reconnaître ces espèces ? Comment être sûr.e qu’il s’agit bien d’une piqûre de fourmi et comment réagir ? On fait le point. 

Fourmis rouges, fourmis de feu… Quelles sont les fourmis qui piquent ?

En France, on recense environ 200 espèces de fourmis. Ces petits insectes appartiennent à la famille des hyménoptères, tout comme les abeilles, les guêpes et les frelons. Heureusement, aucune des espèces présente dans l’Hexagone – ou en Europe – n’est dangereuse pour l’Homme.

Certaines fourmis sont toutefois pourvues d’un aiguillon piquant, semblable au dard de guêpes, comme les fourmis rouges. D’autres, encore, utilisent leurs mandibules pour mordre et larguent de l’acide formique au passage en défendant leur territoire.

Quelles fourmis piquent ou mordent ?

Comme indiqué ci-dessus, on retrouve peu de fourmis agressives en France et dans les pays tempérés. Les petites fourmis noires, dites fourmis de jardin, sont totalement inoffensives. Ce n’est, en revanche, pas le cas de certaines espèces qui évoluent en Afrique, en Amérique centrale ou en Australie, comme les fourmis de feu (réputées pour posséder l’un des venins les plus irritants au monde), les fourmis Formica polyctena ou les fourmis supérieures. 

Pourquoi les fourmis piquent-elles ?

Les fourmis ne piquent pas sans raison. Elles s’en prennent aux humains lorsqu’elles sont dérangées ou qu’elles se sentent menacées, par exemple lorsque l’on fait irruption sur leur territoire, ou que l’on touche à leur fourmilière. 

Lorsque les fourmis piquent, elles injectent leur venin qui peut alors entraîner plusieurs réactions, semblables à celles de piqûres d’orties. Une piqûre peut ainsi provoquer :

  • des démangeaisons ; 
  • des rougeurs sur la peau : 
  • et / un gonflement de l’épiderme, voire des ampoules lorsqu’il s’agit d’une fourmi du feu. 

Les symptômes disparaissent normalement au bout de quelques heures. En cas de réaction allergique importante, ou si vous constatez un gonflement important, consultez votre médecin.

Les piqûres ou morsures de fourmis sont-elles dangereuses ?

Les piqûres de fourmis en Europe ne sont pas dangereuses. Mais les variétés capables d’injecter de l’acide formique peuvent provoquer une réaction locale, sous la forme d’une papule d’histamine. On peut donc être allergique aux piqûres de fourmi, d’autant plus que l’on est régulièrement piqué.e et qu’on finit par être sensibilisé.e. 

Les piqûres de fourmi de feu, notamment, peuvent entraîner des complications plus graves qui nécessitent une prise en charge urgente, comme : 

  • un œdème de Quincke (la langue gonfle, la voix est plus faible, la fatigue s’installe, il peut y avoir des douleurs abdominales avec nausées, vomissements ou diarrhée, etc
  • ou un choc anaphylactique (symptômes cutanés, digestifs, respiratoires, somnolences, vertiges, perte de conscience, etc). 

La précocité d’apparition des symptômes cliniques, après la piqûre, est le plus souvent un signe de gravité : plus les signes cliniques sont précoces, plus la réaction est potentiellement grave, insiste le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois.

Et de préciser : « la plupart des décès par piqûre d’hyménoptères surviennent dans les minutes qui suivent la piqûre, généralement dans les 30 minutes » (source 1). En cas de symptômes allergiques, contactez donc rapidement les secours (15 ou 112) ou le centre antipoison le plus proche.

Peut-on les éviter ?

Pour éviter les piqûres – ou morsures – de fourmis, il faut se montrer prudent : n’empiétez surtout pas sur leur territoire et ne vous installez pas sur leur fourmilière – ou à proximité. Il est aussi possible d’utiliser des répulsifs à base d’huile essentielle de citronnelle et ou d’huile essentielle d’eucalyptus, à condition de prendre ses précautions. 

La première chose à faire est vous éloigner de la zone où vous vous êtes fait.e piqué.e, car une fourmi se ballade rarement seule. Veillez à ne conserver aucune fourmi sur vos vêtements, équipements, etc. Si possible, retirez soigneusement le(s) aiguillon(s) avec une pince à épiler. Puis nettoyez ensuite la zone piquée ou mordue avec de l’eau savonnée et/ou un produit antiseptique.

Face à une simple allergie cutanée, de type urticaire, appliquez de la glace dans un tissu et misez sur un antihistaminique en comprimé suffit à contrer les symptômes. Certaines crèmes ou sprays contiennent aussi des agents apaisants. Les symptômes disparaissent le plus souvent en quelques heures, mais si la réaction allergique est importante (gonflement important, irritation, etc) et ne s’apaise pas, consultez rapidement un médecin.

Quels remèdes naturels contre la piqûre de fourmi ?

Certains remèdes naturels, dits de grand-mère, peuvent être utiles pour contrer la douleur : 

  • du miel, aux propriétés apaisantes, antiseptique et antibiotique ;
  • de l’aloe vera, apaisante et anti-inflammatoire, contre les démangeaisons ;
  • du bicarbonate de soude, désinfectant ; 
  • ou des huiles essentielles de lavande aspic ou d’eucalyptus citronné (diluées avec une huile végétale), connues pour leurs propriétés antalgiques et apaisantes.



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire