Piqûre de taon : symptômes, dangereuse, risques d’allergie, que faire ?

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Les taons n’ont pas mauvaise réputation pour rien. Ces insectes aux allures de grosses mouches se trouvent principalement dans les régions chaudes, ou proches de plans d’eau. Contrairement à une idée très répandue, les taons ne piquent pas, mais mordent : ils arrachent de petits bouts de chair pour insérer leur redoutable trompe et se gorger de sang, de lymphe et de débris cutanés. D’où les douleurs ressenties. Comment réagir en cas de piqûre ? Quels sont les risques ?

Le taon ressemble à une grosse mouche plate, de couleur brun foncé, virant au jaune. Il appartient à la famille des Tabanidae, de l’ordre des diptères, une large classe d’insectes. Il se nourrit principalement d’autres insectes aquatiques, de mollusques, de crustacés ou de détritus organiques. C’est pourquoi on le trouve le plus souvent à proximité des lacs et des rivières, principalement en été (de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois de septembre). 

Reconnaître un taon en été

© iStock / dmastak80

Pourquoi un taon pique-t-il ?

Information qui a son importance : les taons mâles sont inoffensifs, ils ne piquent pas. Seules les femelles taon ont besoin de sucer du sang pour faire le plein d’énergie et permettre à leurs œufs de se développer. D’où les piqûres. Elles jettent donc leur dévolu sur les autres espèces qui croisent leur route. La plupart du temps, il s’agit de bovins ou de chevaux, mais il arrive qu’elles piquent les humains qui se trouvent à proximité. Elles butinent également du nectar de fleurs pour agrémenter leur repas. 

Quels symptômes après une piqûre de taon ?

Les piqûres de taon provoquent de vives douleurs, qui s’accompagnent d’une inflammation localisée. On observe alors la formation d’une plaque rouge au niveau de la morsure. Non seulement, elle démange, mais elle devient aussi rapidement chaude, et enfle. 

Combien de temps dure ces symptômes ?

La douleur est particulièrement vive, mais reste transitoire. Dans la grande majorité des cas, les symptômes liés à la morsure de taon disparaîtront spontanément, au bout de quelques heures. S’ils persistent plus d’un jour, ou deux, consultez un médecin !

Piqûre de taon et allergie : quels risques ?

Dans certains cas – plutôt rares – la piqûre de taon peut être à l’origine de réactions allergiques. Les victimes développent des symptômes quasi-instantanés, tels que : 

Il n’existe malheureusement pas de traitement de désensibilisation spécifique au taon. En cas de doute après une morsure, ne perdez pas une minute : contactez les secours (le 15, le 18 ou le 112). Si possible, injectez rapidement un traitement par adrénaline via un stylo auto-injecteur. 

À noter : encore plus rarement, une morsure de taon porteur de bactéries, de virus ou de parasites peut transmettre des maladies infectieuses. D’où l’importance de consulter face à des symptômes sévères et/ou persistants !

Les taons raffolent des peaux mouillées. Ils sont également attirés par les objets de couleur sombre et les émanations de gaz carbonique qui surviennent lors d’activités comme la tonte, le tronçonnage ou le désherbage mécanique. Ces quelques conseils vous permettront de limiter les assauts des redoutables femelles : 

  • séchez-vous rapidement après une baignade
  • évitez les vêtements amples, qui permettraient aux insectes de s’y introduire, de rester coincés et de vous mordre ; 
  • privilégiez les vêtements clairs : comme les moustiques, les taons sont attirés par les couleurs sombres (bleu, noir et rouge), qui leur permettent de se camoufler plus facilement ; 
  • certains répulsifs « anti-insectes » peuvent aussi être utiles pour éloigner les taons. 

Si vous partez à l’aventure et que vous êtes susceptible de croiser des points d’eau ou des animaux comme des vaches, des moutons ou des chevaux, préférez des vêtements légers et respirants, qui recouvrent entièrement vos bras et vos jambes.

La femelle taon arrache la peau à l’aide de ses mandibules. Elle n’a pas de dard, ne perdez pas votre temps à essayer de l’enlever avec une pince à épiler. En cas de morsure, le premier réflexe est de désinfecter la zone concernée avec une compresse alcoolisée. Le cas échéant, optez pour une solution antiseptique (Biseptine, Hexomedine, etc), ou nettoyez-la à l’eau et au savon doux.

Si besoin, pour calmer la douleur, prenez un antalgique par voie orale (Doliprane, Efferalgan, etc), en veillant à bien respecter la posologie. Évitez le plus possible de vous gratter, pour ne pas risquer d’infecter la piqûre. Des antihistaminiques (en gel, ou par voie orale) peuvent être pris en complément pour réduire les démangeaisons et l’œdème local. Des pommades à base de cortisone, faiblement dosée, sont aussi disponibles en pharmacie, sans ordonnance. 

Morsure de taon : quels gestes éviter ?

En cas de piqûre d’insecte, il ne faut jamais appliquer de glaçons pour soulager la douleur : le froid risque de figer le venin. 

Les huiles essentielles sont également déconseillées, non seulement en raison des risques allergiques, mais aussi parce que la peau est abrasée et fragile. 

Comment réagir si la piqûre gonfle ou ne guérit pas ?

Si les symptômes s’aggravent, ou persistent en dépit des traitements administrés, consultez rapidement un médecin, chargé de refaire le point. En cas de réaction allergique modérée ou de symptômes associés, il pourra adapter le traitement et prescrire des corticoïdes locaux. En cas de doute, il pourra prescrire une analyse de sang pour vérifier que le taon n’a transmis aucune maladie infectieuse.



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