Piqûre d’araignée : comment la reconnaître ? que faire pour la soulager rapidement ?

par


Les araignées ont sans doute plus peur de nous, que nous n’avons peur d’elles. Ces petites bestioles velues préfèrent généralement les moustiques – et autres petits insectes – aux humains, et ne mordent que pour se défendre. Heureusement, ces morsures sont rarement dangereuses, à l’exception de quelques spécimens qu’il est important de pouvoir identifier. Quels symptômes doivent alerter ? Peut-on vraiment être mordu.e de nuit ? Certaines morsures peuvent-elles être dangereuses ? Comment reconnaître une allergie ? On fait le point. 

La première chose à savoir est que les araignées ne « piquent » pas à proprement parler. Elles mordent. Contrairement aux guêpes, abeilles, frelons, moustiques, punaises ou autres puces, elles n’ont ni dard, ni trompes, et se servent de leurs crochets pour se défendre. Mais la plupart des araignées sont trop petites pour réussir à percer la peau humaine. Lorsqu’elles y parviennent, la plaie ressemble plutôt à une piqûre, d’où l’abus de langage.

Les morsures peuvent être difficiles à reconnaître, car leur aspect varie en fonction de l’espèce. Elles prennent généralement la forme d’une boursouflure rougie, qui démange. En les observant de plus près, on peut parfois apercevoir deux petites lésions rouges caractéristiques au milieu, stigmates de leurs crochets, les chélicères. Il n’est pas toujours facile de les distinguer, car le point de morsure gonfle rapidement. 

Si l’araignée réussit à perforer la peau et à injecter son venin, la morsure prendra alors un tout autre aspect. C’est notamment le cas des morsures d’araignées violonistes, précise le Manuel MSD (source 1). La victime présente une rougeur, une ecchymose et des démangeaisons au niveau de la zone de la piqûre : « Un bouton se forme au centre de la morsure, souvent entouré d’une zone ecchymotique irrégulière […] La bulle centrale grossit, se remplit de sang, se rompt et laisse persister un ulcère. Une escarre noire se forme au-dessus de l’ulcère et finit par tomber ».

Quels symptômes doivent alerter ?

Comme indiqué ci-dessus, les morsures d’araignée provoquent généralement des symptômes cutanés : la peau gonfle, devient rouge et démange. 

Dans de rares cas, une morsure peut aussi entraîner des douleurs musculaires ou des crampes, voire provoquer des réactions allergiques plus ou moins graves (urticaire ou œdème de Quincke). C’est notamment le cas de morsures de veuves noires, qui peuvent aussi s’accompagner :

  • de nausées,
  • de vomissements,
  • de sueurs,
  • de maux de tête,
  • de difficultés respiratoires,
  • d’une augmentation de la production de salive
  • et d’une sensation de malaise général. 

Ces symptômes surviennent également après une morsure d’araignée violoniste ou de recluse brune, qui peuvent provoquer une nécrose cutanée. 

Photo : à quoi ressemble une morsure d’araignée commune ?

Morsure d'araignée sur la jambe

© https://arachnofolies.ch

Recluse brune, veuve noire, araignée violoniste, mygale… De quelles araignées faut-il se méfier ?

Il est important de distinguer les araignées communes, sur l’on retrouve dans nos placards, no chambres ou nos greniers, des araignées au venin neurotoxique, que l’on retrouve peu sous nos latitudes. Parmi les araignées dangereuses en France, on compte :

  • les veuves noires (reconnaissables à leur abdomen très noir et à leurs taches rouges) ;
  • les lycoses de Narbonne (semblables aux mygales) ;  
  • les recluses brunes ;
  • les araignées violonistes
  • et les mygales.

Ces araignées engendrent des réactions quasi-immédiates qui peuvent nécessiter une hospitalisation. Mais elles restent rares dans l’Hexagone, et n’attaquent pas volontairement l’Homme. 

Pourquoi les araignées mordent ? Peut-on se faire piquer dans son lit ?

La plupart des araignées sont inoffensives et ne mordent que lorsqu’elles se sentent menacées. Autrement, elles s’appliquent à fuir ou à faire les mortes.

C’est pourquoi, même si elles sont réputées pour leur vie nocturne, les araignées ne nous piquent généralement pas pendant notre sommeil. Seule exception, si on se glisse dans ses draps alors que l’araignée y a élu domicile. 

Les morsures d’araignée, sont-elles dangereuses ?

« Presque toutes les araignées sont venimeuses. Heureusement, les crochets de la plupart des espèces sont trop courts ou trop fragiles pour pénétrer dans la peau humaine« , rappelle le Manuel MSD (source 1). Toutefois, ce venin a évolué pour n’impact que sur les proies desdites araignées : moustiques, mouches, papillons, etc.

Les morsures dites « dangereuses » sont celles des araignées précédemment citées (veuves noires, lycoses de Narbonn, recluses brunes, violonistes, mygales), en raison de leur venin plus toxique. En cas de morsure, il convient de consulter par précaution et de surveiller de près l’évolution. 

Comment savoir si on y est allergique ?

Il n’existe pas vraiment d’allergie aux araignées. Les complications d’une morsure sont liées à leur venin, on parle plutôt de réaction inflammatoire non-spécifique

En cas de piqûre, la première chose à faire est d’identifier la responsable. Vous pourrez ainsi la décrire à votre médecin en cas de réaction inflammatoire. Cherchez-là du regard, prenez-la en photo ou essayer de l’attraper. Pour cause ? Il est difficile de déterminer l’espèce en fonction de la forme de la piqûre.

  • Si la douleur survient rapidement, c’est plutôt le signe d’une morsure bénigne.
  • Si elle survient à retardement et s’accompagne d’un œdème, ou si vous présentez des signes d’allergie, c’est plus inquiétant. Rendez-vous dans le centre anti-poison le plus proche, ou contactez le Samu. Un sérum antivenimeux peut être injecté pour les intoxications modérées et graves, et il est possible d’avoir recours à des antalgiques pour soulager les douleurs musculaires.

Le cas échéant, prenez le temps de désinfecter la blessure à l’eau et au savon doux pour éviter la surinfection bactérienne. N’essayez surtout pas de presser la plaie pour faire sortir le venin. Si besoin, préférez utiliser un aspi-venin. Appliquez ensuite de la glace enveloppée dans un tissu sur la plaie pour atténuer la douleur et éviter les gonflements. Une pommade spécifique ou des antihistaminiques peuvent également être utiles pour réduire l’inflammation et soulager les démangeaisons. Les signes de morsure disparaissent généralement le lendemain, ou quelques jours après la piqûre. 

Que faire si on présente des cloques après une morsure ?

Il n’est pas anormal de voir des « cloques » se former autour de la morsure, puisque le venin entraîne une inflammation. Elles peuvent être plus ou moins impressionnantes, en fonction du venin et de sa quantité, et apparaître dans l’heure qui suit la morsure, ou le lendemain. Quoi qu’il en soit, elles ne doivent pas inquiéter. N’essayez pas de les percer, au risque de provoquer une surinfection bactérienne et recouvrez-les d’un pansement ou bandage de gaz et surveillez leur évolution. 

Quoi qu’il en soit, consultez rapidement si vous ressentez l’un des symptômes suivants :

  • un engourdissement,
  • des picotements autour de la blessure,
  • une raideur dans les articulations,
  • une sensation de vertige,
  • des vomissements,
  • des difficultés respiratoires
  • ou encore une nécrose au niveau de la morsure.

Quels remèdes naturels en cas de piqûre d’araignée ?

Plusieurs remèdes de grand-mère font fureur, mais peu sont étayés scientifiquement. Certaines huiles essentielles, comme l’huile essentielle de lavande aspic permet notamment de calmer l’inflammation, tout comme l’huile essentielle d’eucalyptus citronné. De nombreux roll-on sont disponibles en pharmacie. Pensez bien à vérifier leur composition et leur dosage. Le bicarbonate de soude, en cataplasme, peut aussi soulager l’inflammation, tout comme l‘argile verte, appliquée à l’aide d’un coton légèrement humidifié. Enfin, le vinaigre blanc est plébiscité pour ses vertus antiseptiques. 



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire