Phobie des serpents : tout savoir sur l’ophiophobie

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La phobie des serpents se traduit par une peur panique et incontrôlable à la simple évocation de ces reptiles. Comme toute phobie, elle peut être à l’origine de troubles anxieux et compliquer le quotidien des personnes qui en souffrent. Elle est pourtant souvent prise à la légère par l’entourage, qui place les réactions sous le signe du caprice ou de l’immaturité. Comment savoir si on en souffre vraiment ? Quelles solutions pour la dépasser – ou du moins atténuer son impact ? 

Qu’est ce que l’ophiophobie ?

L’ophiophobie est l’une des phobies les plus courantes, classée dans la catégorie des zoophobies (les phobies liées aux animaux). Issue du grec ancien ophis qui signifie « serpent » et de phobia qui signifie « peur », elle désigne la phobie des serpents.

Comme indiqué précédemment, elle se caractérise par une peur irrationnelle – donc insurmontable – des serpents. L’anxiété peut se déclencher à la simple vue d’une figurine, d’une photographie, voire à la lecture du mot. Elle est souvent associée à l’herpétophobie, la peur panique des reptiles en tout genre : crocodiles, iguanes, tortues, caméléons, etc). 

Phobie des serpents : pourquoi craint-on ces reptiles ?

Concrètement, les ophiophobes craignent démesurément les morsures, mais aussi le risque d’étouffement, ou le fait d’être avalé.e.s vivant.e.s… Autrement dit, elles craignent de subir une attaque mortelle

De l’avis de certains historiens et anthropologues, cette phobie pourrait être inscrite dans la mémoire traumatique des Hommes depuis la préhistoire. Tout au long de l’Évolution, l’Homme aurait ainsi appris à se méfier de ces dangereux reptiles, du fait de leurs morsures potentiellement mortelles. Il aurait développé un instinct de survie très ancré, qui persiste encore aujourd’hui. C’est ce que l’on nomme la Snake Detection Theory , popularisée en 2006 par l’ethnologue Lynne A. Esbell, qui suggérait que le cerveau des primates avait évolué de sorte qu’ils ont la capacité innée de repérer visuellement les serpents et leurs caractéristiques uniques.

Mais ce phénomène peut surtout s’expliquer par une expérience traumatique passée, vécue dans l’enfance ou à l’âge adulte (une morsure de serpents, une mise en situation difficile en présence d’un serpent, des propos entendus sur la dangerosité des serpents, etc). 

Sans compter que les serpents, comme d’autres prédateurs, souffrent plutôt d’une mauvaise réputation. La littérature, le cinéma et la culture populaire en font rarement l’éloge, on pense par exemple au serpent tentateur d’Adam et Eve, à Kaa dans le Livre de la Jungle, de Rudyard Kiplingau serpent du Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry, etc. Autant de références qui alimentent l’hostilité à l’égard de ces animaux rampants. 

Phobie des serpents : quels signes doivent alerter ?

N’est pas phobique qui veut. Il faut distinguer l’ophiophobie subie, de la « simple » peur des serpents. Plusieurs attitudes permettent de faire la différence : 

  • la peur de se retrouver face à un serpent et de subir une attaque mortelle ;
  • l’impossibilité de se rendre dans des endroits où l’on peut croiser des serpents (des zoos ou vivariums, par exemple) ; 
  • l’impossibilité de lire un livre ou d’entendre une histoire mentionnant un serpent ; 
  • l’impossibilité de regarder des photos ou des films mettant en scène un serpent ; 
  • la survenue récurrente de cauchemars impliquant ces reptiles sifflants ; 
  • etc. 

Les vrais ophiophobes n’ont aucun contrôle sur leurs ressentis. Lorsqu’ils, ou elles, sont confronté.e.s à l’objet de leur effroi, ils peuvent fondre en larmes, de peur de mourir. Mais ils peuvent aussi se manifester par d’autres symptômes typiques des phobies : 

  • des nausées ;
  • des palpitations ;
  • des tremblements ;
  • une hyper-sudation ;
  • des vertiges, voire un évanouissement. 

Comme pour l’arachnophobie, la coulrophobie ou la trypophobie, la prise en charge de l’ophiophobie passe le plus souvent par un travail psychothérapeutique (une psychanalyse ou une thérapie comportementale et cognitive par exemple). Objectif : remonter aux origines de cette peur irrationnelle et s’exposer progressivement à l’objet de la phobie, pour reprendre le contrôle.

Les techniques de respiration, de relaxation et de projection positives ont aussi fait leurs preuves. 

Enfin, si la phobie s’avère trop dévorante, certains médicaments anxiolytiques peuvent être prescrits pour prendre en charge les crises d’angoisse.



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