Même la gestion des animaux domestiques pèse sur la charge mentale des femmes

par



femme charge mentale animal de compagnie

La gestion des animaux de compagnie pèserait, elle aussi, sur la charge mentale des femmes. C’est du moins ce que révèle une récente étude conduite par l’IFOP pour Vetocanis, les 24 au 25 mai derniers. Prendre soin d’un animal de compagnie serait vecteur d’inégalités au sein des couples : les femmes sont toujours plus impliquées que les hommes. 

Acheter des croquettes, remplir les gamelles, planifier les rendez-vous chez le vétérinaire, changer la litière du chat, sortir le chien, s’organiser pour la garde en vacances… D’après les résultats du sondage, les femmes sont bien plus nombreuses à accomplir ces tâches du quotidien : 81 % des sondées estiment qu’elles en font plus que leur conjoint, contre 64 % des sondés qui estiment en faire plus que leur conjointe. 

« Cette étude, la première à s’intéresser au partage des tâches liées aux animaux au sein du foyer, met en exergue la même tendance à une inégalité entre les sexes que celle que l’on retrouve dans la prise en charge des tâches ménagères en général », souligne François Kraus, responsable du pôle Genre et Sexualité à l’IFOP

Même si le choix d’un animal de compagnie relève souvent d’une décision collective, c’est in fine la femme qui en assume le plus souvent la charge, car c’est à elle que les stéréotypes de genre assignent la responsabilité de la bonne tenue de la maison.

Et de conclure : « Le fait de prendre soin des animaux obéit également à la logique du care, qui s’applique aux enfants et aux personnes âgées dont s’occupe majoritairement la gent féminine ». 

Disputes et tensions au cœur des couples

Cette charge mentale, liée à la gestion d’un compagnon à quatre pattes, peut même devenir source de tension au sein du couple: 31 % des sondés reconnaissent se disputer à ce sujet. Chez les moins de 35 ans, près d’une personne sur deux (46 %) affirme s’être déjà disputé avec son partenaire pour cette raison et plus d’une sur quatre (26 %) indique que cela arrive souvent.

Dans certains cas, cela peut même conduire à la rupture : 10 % des femmes interrogées expliquent avoir rompu avec leur conjoint parce que ce dernier refusait de s’en occuper, contre 9 % des hommes. 15 % des Françaises questionnées reconnaissent également que la mésentente de leur partenaire avec leur animal a déjà été à l’origine d’une rupture. Les hommes, eux, sont 9 % à évoquer ce motif de séparation. 

À noter : si la possession d’un animal est donc susceptible de faire basculer un couple, le refus d’en avoir un peu aussi engendrer des disputes et des séparations, comme le signalent 14 % des sondés – et plus du tiers des 18-24 ans. 

En vidéo : Charge mentale : pour les animaux aussi !



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire