Libido chez la femme : comment l’augmenter ou la retrouver ?

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Selon le Larousse, « la libido est une métaphore utilisée par S. Freud pour désigner l’énergie des pulsions sexuelles ». La libido est « de nature mobile et plastique », ainsi il n’est pas rare qu’elle augmente ou qu’elle diminue au cours de la vie d’une femme.

La libido augmente pendant l’ovulation et la 2e partie du cycle

C’est scientifiquement confirmé : les hormones sont bien impliquées dans le désir féminin. De nombreuses études ont confirmé que la libido augmentait à la fin des règles et atteignait son sommet au milieu du cycle menstruel pendant les jours de l’ovulation. C’est normal : huit heures avant l’ovulation, les œstrogènes connaissent un pic de sécrétion. Cela a pour conséquence d’augmenter le désir sexuel et l’envie d’intimité avec son partenaire.

Un pic de désir juste avant l’ovulation

Durant la deuxième semaine du cycle, de nombreuses femmes rapportent se sentir belles, désirables et dans une forme physique satisfaisante. D’ailleurs, leur activité sexuelle augmenterait au milieu du cycle, juste avant l’ovulation, entre le dixième et le quinzième jour du cycle.

Cela dit, l’influence des hormones ne fait pas tout. Le désir des femmes dépend aussi beaucoup de leur disponibilité d’esprit. Or, d’une façon générale, on a moins envie de faire l’amour quand on a des soucis et qu’on est préoccupé.e.

Le désir féminin augmente souvent pendant la grossesse

Certaines femmes vivent leur grossesse avec un appétit sexuel décuplé. Pourquoi ? À cause du « big-bang » hormonal évidemment, qui provoque un état proche du stade de l’excitation sexuelle. La poitrine plus volumineuse est plus sensible aux caresses. Les sécrétions vaginales, plus importantes, mettent dans un état d’excitation latent.

Des femmes plus conscientes de leur corps

Ensuite, il faut évoquer l’absence de contraception qui peut donner une impression de liberté plus éprouvée depuis longtemps. Bien sûr, la fatigue, les nausées, la somnolence du premier trimestre, peuvent minorer l’intérêt sexuel ! Mais cette situation est souvent de courte durée !

Le 2e trimestre semble être une période favorable au désir sexuel

La pression exercée par le bébé dans leur bas-ventre amènerait les femmes à être plus conscientes de leur corpset de leurs sensations. Elles seraient donc plus à l’écoute de leur désir qu’avant la grossesse.

Pendant leurs règles, les femmes ont souvent plus de libido

Pour certaines femmes, les règles ne sont pas une mauvaise période. Des études montrent qu’il y a un afflux de désir autour du deuxième ou troisième jour des règles, quand il y a un retour d’un taux d’œstrogènes élevé dans le sang.

Certaines femmes décrivent également une augmentation de libido durant leurs règles, en décrivant un état de bien-être, une humeur amoureuse ou « câline » car l’arrivée des règles allège le syndrome prémenstruel et calme l’irritabilité.

Le sang peut jouer le rôle d’un lubrifiant

Dans d’autres cas, les menstruations étant accompagnées d’un flux sanguin abondant vers le bassin et vers le vagin, cela peut donner l’impression d’une libido présente ou augmentée. Cette présence de flux sanguin abondant augmente aussi la lubrification vaginale, signe classique d’excitation sexuelle. Le sang peut donc aussi jouer le rôle d’un lubrifiant vaginal.

Baisse ou perte de libido : pourquoi je n’ai plus envie de faire l’amour

Au contraire, certains facteurs peuvent entraîner une baisse de libido. De multiples causes peuvent freiner le désir, indique un article de l’Association Française d’Urologie (AFU) (source 1). Parmi elles :

  • Un manque de stimulation par le.la partenaire ;
  • Un.e partenaire sans désir sexuel ou qui a désinvesti la sexualité ;
  • Un conflit conjugal ou un problème relationnel

Entrent également en jeu « de nombreux facteurs personnels cognitifs pouvant être délétères sur le désir sexuel : ils sont fonction du degré d’information sexuelle de la femme et du contexte socioculturel et religieux dans lequel elle a grandi », note l’AFU. « Il peut y avoir également un appauvrissement des fantasmes et une diminution de la perception des stimuli qu’ils soient directement sexuels ou dans d’autres sphères, de façon plus large ».

La ménopause peut être synonyme de manque de libido

La ménopause se manifeste par une chute des œstrogènes, puis un arrêt total de la production des hormones sécrétées par les ovaires : les œstrogènes, mais aussi la progestérone et les androgènes.

Cela a pour effet de minorer les pulsions sexuelles. Et de ralentir la phase de l’excitation. Le corps va mettre plus de temps à réagir. Trois à quatre minutes de stimulation pour obtenir une bonne lubrification vaginale contre une dizaine de secondes chez une adolescente par exemple.

Par ailleurs, au moment de la ménopause, certaines femmes ne vivent pas très bien les atteintes de l’âge et la transformation physique que cela engendre. Alors, ne s’estimant plus conformes aux canons de beauté, elles trouvent indécent de vouloir continuer à désirer, à séduire, à faire l’amour.

D’autres, en revanche, se sentant libérées des problèmes de contraception, sont plus disponibles pour explorer leur imaginaire érotique. Des enquêtes montrent que de nombreuses femmes ont des relations sexuelles plus épanouissantes après la ménopause.

D’autres raisons peuvent entraîner des problèmes de libido

Diverses raisons peuvent expliquer une baisse de libido :

  • La prise d’un contraceptif oral : certaines femmes signalent une baisse de libido lorsqu’elles utilisent la pilule contraceptive. « Certains contraceptifs peuvent diminuer le taux de testostérone, qui est une hormone du désir (chez la femme et chez l’homme). D’autres, faiblement dosés en œstrogènes, peuvent provoquer par exemple une sécheresse vaginale et ainsi perturber la vie sexuelle », indique le site Question Sexualité (Source 2) ;
  • Un traitement médicamenteux : certainsmédicaments peuvent avoir des effets secondaires sur votre libido. Chez la femme, outre la pilule contraceptive, les traitements de la thyroïde peuvent entraîner une baisse de libido ;
  • La dépression : elle touche davantage les femmes que les hommes (6 % des femmes en souffrent dans le monde) et induit souvent une diminution de la libido, du désir sexuel, etc. ;
  • Une pathologie associée : « toute pathologie associée, en elle-même ou par le biais des traitements, en particulier dans la sphère urinaire gynécologique ou anorectale, peut obérer le désir sexuel féminin, en premier lieu l’incontinence urinaire », ajoute l’Association française d’urologie ;
  • Une mauvaise hygiène de vie : une consommation excessive d’alcool, de drogue, un manque de sommeil, un stress excessif… peuvent affecter négativement la libido.

Comment activer et stimuler la libido féminine ?

« L’une des consignes les plus utiles […] consiste à ce que la femme identifie ce qui la stimule et qu’elle en parle à son partenaire », indique un article du manuel MSD (source 3). La communication est essentielle lorsqu’une des personnes a moins envie de faire l’amour : pour comprendre pourquoi, ce qu’on peut faire, etc.

Des astuces pour réactiver le désir

Quelques astuces peuvent aider :

  • Essayez d’éliminer les distractions (comme la télévision dans la chambre) et prenez des mesures pour améliorer l’intimité et le sentiment de sécurité ;
  • Essayez de voir s’il est possible de (re)mettre en place certains gestes ou activités pour stimuler le désir, comme des massages, des caresses, des préliminaires, ou simplement des moments romantiques… ;
  • Avez-vous pensé à tester certains objets ou activités pour trouver un stimulus efficace, comme les sextoys ou la masturbation mutuelle, voire de recourir à des stimuli érotiques intenses comme des vidéos, des fantasmes… ? ;
  • Même s’ils ne constituent pas un remède miracle, certains remèdes naturels comme des plantes ou des huiles essentielles peuvent aider à booster la libido !

Une aide professionnelle

Une consultation chez un.e professionnel.le de santé peut être utile en cas de baisse de libido prolongée, notamment si les causes de la baisse de libido comprennent entre autres la dépression, une faible estime de soi ou encore des problèmes dans la relation de couple. Une prise en charge adaptée peut être mise en place, pouvant inclure des conseillers sexuels, des spécialistes de la douleur, des psychothérapeutes ou des kinésithérapeutes, indique l’article du manuel MSD.



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