« Le père de mon 3ème enfant est mon amant »

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C’est une angoisse pour beaucoup d’hommes : celle d’imaginer que leur enfant n’est pas d’eux. Une peur confirmée par différentes enquêtes menées à ce sujet, notamment une étude anglaise du Journal of Epidemiology and Community Health datant de 2005, estimait que cela concerne un père sur 25, soit environ 4% des hommes. Une situation pas si rare mais aux conséquences parfois désastreuses pour les couples concernés. Deux femmes ont accepté de raconter leur histoire.

Marion raconte son histoire

Marion a 25 ans et elle est aujourd’hui mère d’un garçon de deux ans et demi. Elle raconte : Je suis atteinte d’endométriose, donc j’ai eu de grandes difficultés à tomber enceinte. Il y avait beaucoup de tensions dans mon couple à cause de ça, chacun rejetait la faute sur l’autre. Pour lui, ma maladie était la cause, et pour moi c’était lui la cause (il consommait de l’alcool).” Un soir, après une dispute, la jeune femme décide de sortir prendre l’air… Et finalement ne rentre pas de la nuit. “C’est là que j’ai rencontré le géniteur de mon fils. Oui, il a fallu d’un soir pour que je tombe enceinte… Quand j’ai appris que j’étais enceinte, pour moi ça ne pouvait être que de mon conjoint vu que nos rapports sexuels étaient assez réguliers. Je n’ai jamais pensé que ‘mon amant d’une nuit’ pouvait être le père.” C’est quand elle passe sa première échographie qu’elle reçoit un choc.

“ Je sais très bien que les échographies de datation ne sont pas fiables à 100%, et j’avais eu un rapport avec mon conjoint la veille. Donc je ne me suis pas posée de questions jusqu’au jour où cet homme est revenu vers moi, quand mon fils était déjà né. Il m’a dit : ‘Je suis son père, mais je ne veux rien savoir de cet enfant’. Nous nous sommes donc revus, mais n’étant pas sûre du père de mon fils et ne voulant rien dire à mon conjoint puisque rien n’était sûr, je lui ai demandé de faire un test de paternité. Après de longs mois de bataille pour qu’il accepte, le résultat est tombé : c’était bien lui le père de mon fils.”  Le compagnon de Marion ignore toujours qu’il n’est pas le père. « J’ai essayé de lui dire plusieurs fois mais ça ne sort pas, je connais déjà sa réaction ». Une vérité difficile à dévoiler.

Le secret de Cindy

Cindy elle aussi maman d’un petit garçon a quand à elle révélé la vérité à son compagnon. “Pour être honnête, j’avais envie d’avoir un enfant.  Après un énième échec amoureux, un vieil ami, Anton, m’a redonné des nouvelles. Il avait lui-même eu un échec amoureux douloureux, nous avons commencé à traîner ensemble, nous nous sommes rapprochés puis nous nous sommes mis en couple. Le premier mois a été magique, mais il a très vite changé. Il passait son temps à jouer à la console, ne travaillait pas.” Cindy décide alors de passer ses weekends dans une région voisine de la sienne. “C’est là que j’ai fait la rencontre du père de mon fils, Leandro. Lorsque nous nous sommes vus, il s’est passé quelque chose, une attraction physique et un désir fou, une connexion mentale. Je lui ai dit que j’avais quelqu’un dans ma vie, il m’a entendue mais m’a fait part de ce qu’il ressentait… Je lui ai dit que ce n’était pas possible.” 

Les deux amants sont restés en contact. “Il m’écrivait chaque jour, dès son réveil et à son coucher, alors que de l’autre côté, Anton ne faisait aucun effort. Nous avons couché ensemble plusieurs fois, et la deuxième, le préservatif s’est rompu. Il m’a juré de ne pas avoir éjaculé mais il a menti : deux semaines plus tard, j’apprenais ma grossesse. Je me suis sentie perdue : de qui étais-je réellement enceinte ? J’ai revu Leandro à trois mois de grossesse, il a tenté de se rapprocher de moi mais je lui ai dit non. Je lui ai dit que je garderai l’enfant, que je resterai malgré tout avec Anton, et il l’a très mal pris.”

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Dire la vérité : quelles conséquences ?

Cindy décide de ne rien dire à Anton. “C’est là qu’a commencé ma descente au enfer, une grossesse angoissée, sous un stress constant de vivre dans le doute. A six mois de grossesse, je suis donc partie en Espagne pour faire un test ADN in vitro. Le verdict est tombé : Anton n’était pas le père de l’enfant que je portais. Angoissée comme jamais à l’idée d’avoir fait un enfant toute seule, j’ai décidé d’écrire une lettre à Anton lui dévoilant qu’il y avait un doute sur la paternité. Il m’a avoué avoir eu un doute car le médecin lui aurait parlé d’une possible infertilité. Anton m’a rassurée en disant qu’il ne voulait pas faire de test ADN légal et que pour lui, l’enfant était son fils.” 

Après de nombreuses disputes, souvent violentes, Cindy décide de quitter Anton alors que son bébé est âgé de six mois. “Depuis 4 ans, j’ai entrepris des démarches : Anton n’est plus le père légal de mon enfant, et j’ai forcé le père biologique à le reconnaître… Chaque jour je me bats pour être la meilleure mère célibataire du monde. J’aime mon fils plus que tout, je ne le regrette pas. Mais je regrette la situation, tous ces mensonges ! J’ai toujours rêvé d’avoir un enfant, mais encore aujourd’hui je me dis que la vie que je voulais pour mon fils et moi n’était pas celle-là.” 



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