Le coeur subit des mutations en vieillissant

par



le coeur subit des mutations en vieillissant

Le risque de souffrir de problèmes cardiaques augmente avec l’âge. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature Aging ce jeudi 11 août, les cellules qui constituent notre cœur en seraient la cause. En effet, elles accumulent de nouvelles mutations génétiques tout en perdant la capacité de les réparer au fil du temps. (source 1)

Afin d’arriver à cette conclusion, des chercheurs du Boston Children’s hospital ont séquencé le génome de 56 cellules musculaires du cœur, aussi connues sous le nom de cardiomyocytes, provenant de 12 personnes âgées de 0 à 82 ans. Leur mort n’était pas liée à des maladies cardiaques. 

Les scientifiques ont comparé le nombre de mutations somatiques, c’est-à-dire non héritées, dans des cellules d’âges différents. Ils ont également cherché des schémas de mutations qui pourraient les éclairer sur le mécanismes des troubles cardiaques.

« C’est la première fois que les mutations somatiques ont été examinées dans le cœur humain au niveau d’une seule cellule », s’est félicité  Sangita Choudhury, co-auteur principal de l’étude, dans un communiqué de presse. (source 2)

Les cellules accablées par les mutations

Avec son équipe, il a constaté que les cellules les plus anciennes du cœur présentaient « des modifications d’une seule lettre » dans leur ADN. De telles mutations seraient causées par des dommages oxydatifs. 

« Comme le cœur est toujours en train de pomper, il consomme beaucoup d’énergie », explique Ming Hui Chen, lui aussi co-auteur de l’étude. « Cette production d’énergie crée des sous-produits chimiques appelés espèces réactives de l’oxygène, ou ERO. Lorsque les niveaux de ERO sont trop élevés, ils peuvent endommager l’ADN. »

Ces mutations affectent également la capacité des cellules du cœur à se regénérer. En effet, quand les dommages oxydatifs sont trop importants, elles sont incapables de réparer les dégâts faits à l’ADN.

« Au fur et à mesure que l’on vieillit et que les mutations se multiplient, on ajoute des effets délétères qui pourraient faire passer le cœur au-delà d’un point de basculement vers la maladie », conclut Chen.

« On peut arriver à un point où l’ADN est tellement endommagé que le cœur ne peut plus battre correctement ».



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire