L’air du métro serait trois fois plus pollué que l’air extérieur

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C’est un rapport édifiant qui a été dévoilé le 8 juin dernier. Ce dernier concerne directement des milliers d’usagers des transports en commun. Si vous pensiez que vous étiez protégé de la pollution dans vos (longs) trajets quotidiens pour vous rendre au travail, vous faites fausse route. En fait, l’air y serait trois fois plus pollué que lorsque vous respirez l’air extérieur urbain. C’est ce qu’a révélé une étude réalisée par l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire Alimentaire nationale).

D’où vient cette pollution ?

En 2000, en France, des mesures avaient été prises pour améliorer la qualité de l’air des réseaux ferroviaires. Pourtant, il semblerait qu’aujourd’hui encore, nous devions faire face à une extrême pollution provenant des particules fines en suspension dans l’air avec le fer libéré par le freinage des trains. Ces particules fines sont différentes de celles que l’on retrouve à l’extérieur.

« Lors du freinage, la friction mécanique conduit à une érosion des différents matériaux et la génération de particules fines ».

Dans ces particules, on y retrouve du fer et du carbone.

Des risques pour la santé

« La toxicité des particules des enceintes ferroviaires souterraines reste peu documentée et les études existantes portent uniquement sur des effets à court terme ».

Il est donc difficile pour les experts de s’avancer sur les risques précis pour la santé. En revanche, les conclusions montrent que cette pollution pourrait comporter des risques cardio-respiratoires.

Pour pallier ce problème, l’Agence recommande « le renouvellement des matériels roulants, l’utilisation de systèmes de freinage moins émissifs et l’amélioration de la ventilation. »

Des mesures déjà prises ?

Selon l’Anses, la qualité de l’air dans le métro doit être mieux mesurée. Elle propose ainsi de mettre en place des indicateurs capables de mesurer la qualité de l’air qui sera déterminée en fonction des durées des trajets sur l’ensemble des réseaux et qui « intègrent les expositions sur une journée dans différents environnements – à la maison, au travail et dans les transports ». Sur les 14 lignes de métro à Paris, seules 3 stations sont « bien instrumentées » selon Eric Vial, directeur de l’évaluation des risques de l’Anses.

En mars 2021, l’association Respire avait porté contre la RATP  pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires », mettant en cause les niveaux de pollution de l’air.

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