La température du cerveau des femmes serait plus élevée que celle des hommes

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Le cerveau des femmes serait en moyenne de 0,4°C plus chaud que celui des hommes. Lequel serait lui-même bien plus chaud que ce que l’on pensait, et ce serait tant mieux. Telles pourraient être les deux phrases à retenir d’une toute nouvelle étude scientifique portant sur la température cérébrale, et publiée ce 13 juin dans la revue Brain (Source 1).

Des chercheurs britanniques ont ici recruté 40 volontaires, âgés de 20 à 40 ans, à qui ils ont fait passer toute une série d’IRM (imagerie par résonance magnétique) : le matin, l’après-midi et tard le soir, pendant une même journée. Chaque participant a par ailleurs été équipé d’un moniteur d’activité porté au poignet, pour connaître ses habitudes de vie (couche-tard, lève-tôt etc.). 

Résultat : chez les participants en bonne santé, la température moyenne du cerveau était de 38,5°C, soit plus de deux degrés de plus que celle mesurée sous la langue. La température la plus haute mesurée était de 40,9°C. L’étude a également révélé que la température du cerveau variait en fonction du moment de la journée, de la région du cerveau mesurée, du sexe, du cycle menstruel et de l’âge.

Ainsi, les cerveaux des femmes se sont avérés être en moyenne de 0,4°C plus chauds que les cerveaux de leurs homologues masculins. Selon les chercheurs, cette différence entre les sexes serait probablement due au cycle menstruel, puisque la plupart des femmes ont passé l’IRM alors qu’elles étaient dans la phase post-ovulation de leur cycle (phase lutéale) et que leur température cérébrale était d’environ 0,4°C plus chaude que celle des femmes qui étaient dans leur phase pré-ovulatoire (phase folliculaire).

Les résultats ont également montré que la température cérébrale augmentait avec l’âge, notamment dans les régions cérébrales profondes, où l’augmentation moyenne était de 0,6°C. Les chercheurs pensent que la capacité du cerveau à se refroidir pourrait se détériorer avec l’âge, et que dans ce cas, d’autres expériences sont nécessaires pour déterminer s’il existe un lien avec le développement de troubles cérébraux liés à l’âge (maladie d’Alzheimer, Parkinson etc.).

“Pour moi, la découverte la plus surprenante de notre étude, c’est que le cerveau humain en bonne santé peut atteindre des températures qui seraient diagnostiquées comme de la fièvre n’importe où ailleurs dans le corps”, a commenté le Dr John O’Neill, chercheur au laboratoire de biologie moléculaire de Cambridge (Royaume-Uni), qui a dirigé l’étude. “Nous avons constaté que la température du cerveau baisse la nuit avant d’aller dormir et augmente pendant la journée. On a de bonnes raisons de croire que cette variation quotidienne est associée à la santé cérébrale à long terme, ce que nous espérons prouver par la suite”, a-t-il conclu.



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