« Je veux mourir dans mon magasin »

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Cette coiffeuse octogénaire a le don de surprendre ses fidèles clients. Du haut de ses 86 ans, celle qui officie dans le Gard refuse d’entendre parler de retraite. Paulette est une véritable passionnée. Son premier coup de ciseaux remonte à 1950. Elle est alors âgée de 14 ans et travaille dans le salon de coiffure de son père.

Plusieurs décennies plus tard, la coiffeuse a repris le salon de celui qui l’a formée, comme l’a partagé Demotivateur. « Je n’aimais pas du tout l’école », a-t-elle confié sur son parcours. « Un jour, mon père m’a dit de venir l’aider dans son salon de coiffure et j’ai adoré. J’ai passé mon brevet professionnel de coiffure à l’école de Nîmes et je l’ai obtenu haut la main. Mon père a travaillé très dur pour ouvrir ce salon en 1936. C’était une évidence pour moi. », a-t-elle ajouté.

Une coiffeuse octogénaire passionnée depuis ses 14 ans

Désormais âgée, l’experte coiffure garde un rythme de travail plutôt soutenu. Elle gère son établissement seule et est présente du mardi au samedi, de 9 heures à 17 heures. Même à l’approche des 90 ans, Paulette se dit toujours en pleine forme. Elle dit même avoir « banni » le mot « retraite » de son vocabulaire.

L’octogénaire n’est pas non plus en mesure de se projeter sur une date de départ à la retraite. « J’arrêterai un jour… Mais ce jour n’est pas encore arrivé. Pour moi, ce n’est que du bonheur de me lever le matin pour aller travailler. Je ne ressens pas la fatigue, car j’aime ce que je fais. C’est plus qu’un métier, c’est avant tout une passion. Et puis je suis en excellente santé, donc pourquoi arrêter ? Les clients me disent que je ne fais pas mon âge ! », a-t-elle partagé.

La retraite, un mot « banni » dans son vocabulaire

Il n’est pas non plus aisé pour Paulette de songer à faire ses adieux à sa fidèle clientèle. Riche de sa longue expérience et carrière, l’octogénaire a bâti de solides relations grâce à son salon de coiffure. Elle est même réputée pour sa bonne humeur et son rire communicatif. D’ailleurs, la coiffeuse ne coiffe dorénavant plus que les hommes. Ces derniers sont, selon elle, « moins pénibles et moins tatillons que les femmes ».

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« Je veux mourir dans mon magasin, car c’est l’endroit où je suis la plus heureuse »

Le salon de coiffure de Paulette est devenu bien plus qu’un établissement pour se faire couper les cheveux. Ses clients s’y rendent pour lire le journal, boire un café ou simplement discuter. Des moments privilégiés pour l’octogénaire. En effet, le salon représente l’opportunité pour la vieille dame de ne pas être seule. La passionnée a perdu son mari en 2012, après cinquante ans de vie commune.

La pandémie de Covid-19 a été particulièrement dure pour Paulette. Comme beaucoup de gérants de petits commerces, elle a dû fermer les portes de son salon pendant plusieurs mois. Heureusement, tout va désormais pour le mieux. « Je me sens chez moi dans mon salon, c’est ma deuxième maison. Dalida chantait qu’elle voulait mourir sur scène, moi je veux mourir dans mon magasin, car c’est l’endroit où je suis la plus heureuse. », a-t-elle lancé.





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