Insolite : une femme dit avoir attrapé une IST dans sa voiture, son assurance lui doit 5,2 millions de dollars

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Dans la série “Incroyable mais vrai”… La Cour d’appel du Missouri (États-Unis) a indiqué qu’une compagnie d’assurance automobile doit verser la modique somme de 5,2 millions de dollars à une de ses clientes, qui a affirmé avoir involontairement attrapé une infection sexuellement transmissible (IST) dans une voiture assurée par la compagnie en question.

Le site Yahoo News (Source 1), qui relaie l’information, précise qu’un panel de trois juges de la Cour du Missouri a conclu qu’un jugement rendu contre la General Insurance Company  (GEICO), par le biais d’une procédure d’arbitrage antérieure, était bel et bien valide. La compagnie en question avait fait appel de la décision de justice, invoquant des erreurs juridiques.

La femme avait indiqué avoir contracté un papillomavirus humain (HPV), contracté lors de rapports non protégés ayant eu lieu dans un véhicule assuré par GEICO. L’homme l’aurait sciemment infecté, car il se savait porteur du virus et avait tout de même opté pour une relation non protégée. Il a ainsi été reconnu coupable pour ne pas avoir dévoilé son statut sérologique, et sa compagnie a alors été condamnée à verser 5,2 millions de dollars à la plaignante.

Le panel de trois juges chargé d’examiner l’affaire a conclu que le tribunal n’avait pas commis d’erreur en rejetant les requêtes de la société, affirmant que GEICO n’avait pas le droit de « remettre en cause ces questions » une fois que les dommages et intérêts avaient été déterminés et qu’un jugement avait été prononcé.

Quid des IST contractées à domicile ?

Interviewé par le Mail Online, l’avocat spécialisé en dommages corporels Miguel Custodio a estimé que cette décision pourrait à l’avenir faire jurisprudence. “Si vous considérez cela comme une blessure subie dans le véhicule de cette personne, cela relève totalement de ce qu’une compagnie d’assurance serait tenue de payer”, a-t-il  déclaré, soulignant qu’habituellement, les assurances couvrent plutôt des blessures liées à des accidents de la route, ou encore à des doigts coincés dans une porte. Au vu du montant obtenu par la plaignante, il est “tout à fait raisonnable de porter plainte contre une compagnie d’assurance pour toute action survenant dans un véhicule à moteur”, a ajouté l’avocat. A juste titre, ce dernier s’est interrogé sur le fait de contracter le VIH suite à des rapports non-protégés avec un(e) partenaire se sachant positif·ve : pourrait-on alors poursuivre son assurance habitation en justice et obtenir gain de cause ?



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