Éthylotest : définition, où l’acheter, prix, comment l’utiliser ?

par


L’alcool est l’une des premières causes de mortalité au volant : chaque année, sur les routes françaises, il est impliqué dans près de 30 % des accidents mortels. C’est la raison pour laquelle la législation est si stricte : il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,5 g/l (0,2 g/l en cas de permis probatoire). Pour mesurer son taux d’alcoolémie et rouler en toute sécurité, il existe donc des dispositifs portatifs : les éthylotests. 

Qu’est-ce qu’un éthylotest ?

L’éthylotest est un outil de dépistage qui peut être utilisé par les forces de l’ordre, mais aussi par les particuliers. Il est principalement utilisé lors de contrôles routiers, pour réaliser rapidement des tests d’alcoolémie. Deux types d’éthylotests sont disponibles. Ils doivent être homologués et certifiés NF :

  • Les éthylotests chimiques (ou ballons), à usage unique. Ils indiquent uniquement la présence d’alcool dans l’air expiré : ils ne donnent pas de mesure précise, et leur couleur change lorsque le taux d’alcool légal est dépassé. Comptez en moyenne 1,50 € pour chaque pièce et prenez garde à la date de péremption : en moyenne, ils ne sont plus utilisables au bout d’un à deux ans. 
  • Les éthylotests électroniques, réutilisables, mais aussi plus chers : comptez plus d’une centaine d’euros par pièce. Le principe : souffler dans un embout. La mesure d’alcool dans l’air expiré est faite par un capteur électrochimique, puis l’affichage numérique donne un résultat en milligrammes d’alcool par litre d’air expiré.

À noter : les éthylotests chimiques ou électroniques ne donnent qu’une simple estimation qui n’a pas de valeur légale. Lors d’un contrôle positif par les forces de l’ordre, des mesures complémentaires plus précises doivent être effectuées via un éthylomètre. 

Quelle est la différence entre un éthylotest et un éthylomètre ?

L’éthylomètre est l’instrument de mesure utilisé par les forces de l’ordre pour mesurer plus précisément le taux d’alcoolémie et caractériser l’infraction. Il est utilisé en seconde intention, après un éthylotest positif, et ses résultats ont une valeur légale devant les tribunaux. Toutefois, ce dispositif est bien plus volumineux, et difficilement transportable : il est généralement nécessaire de se rendre au poste de police ou de gendarmerie pour s’y soumettre. Dans certains cas (incapacité physique à souffler, accident corporel, etc), ce n’est pas un éthylomètre, mais une prise de sang, qui permet de déterminer précisément le taux d’alcoolémie d’un conducteur. 

Qu’est-ce qu’un éthylotest anti-démarrage ?

Comme son nom l’indique, l’éthylotest anti-démarrage (EAD) empêche un véhicule de démarrer si son chauffeur présente un taux d’alcoolémie supérieur au taux légal. Le dispositif est relié directement au circuit d’alimentation du véhicule qui permet la mise en route du moteur. Il peut être optionnel ou obligatoire (dans les bus et les cars collectifs par exemple, mais aussi sur demande d’un préfet, d’un juge, ou d’une équipe médicale, dans le cadre d’une conduite en état d’ivresse ou d’une addiction suivie). 

Quoi qu’il en soit, son installation doit se faire auprès d’un installateur agréé. Concrètement, avant de prendre la route, le conducteur doit souffler dans l’éthylotest et le moteur démarre uniquement si la limite d’alcoolémie est respectée. Cinq à trente minutes après son départ (timing aléatoire), il devra à nouveau souffle. Il dispose alors de 20 minutes pour s’arrêter et prouver sa « bonne foi ». Si l’éthylotest s’avère positif, le système EAD va empêcher la mise en route du moteur et le conducteur ne pourra pas reprendre le volant. 

Où acheter un éthylotest ?

Pour favoriser l’auto-contrôle, les éthylotests sont disponibles : 

  • en grandes surfaces,
  • en pharmacies et parapharmacies,
  • dans la plupart des points presse,
  • en garages et en stations-service. 

Depuis novembre 2011, les débits de boissons autorisés à distribuer de l’alcool entre 2 heures et 7 heures du matin (boîtes de nuit, bars, etc) ont aussi l’obligation de mettre des dispositifs certifiés de dépistage à disposition de leurs clients (source 1).

Pourquoi utiliser un éthylotest ? Est-il obligatoire ?

Avant de prendre la route, bien sûr. La mesure d’alcoolémie la plus juste s’obtient 30 minutes après avoir bu, le temps que l’alcool soit passé dans l’organisme et que la mesure de l’éthylotest, qui s’effectue dans l’air expiré, reflète le taux sanguin. Mieux vaut toujours en laisser dans sa voiture, pour ne pas être pris au dépourvu !

Au-delà du risque d’amende, de retrait de points, voire de rétention de permis, prendre le volant ivre est une question de vie ou de mort : la conduite sous l’emprise de l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’accident. Pour cause, les effets de l’alcool sur la conduite sont nombreux et dévastateurs : sentiment de toute-puissance, allongement du temps de réaction, rétrécissement du champ de vision, diminution des réflexes, augmentation de la sensibilité à l’éblouissement… Pour toutes ces raisons, un test d’alcoolémie est systématiquement pratiqué :

  • lors d’un accident de la route occasionnant un dommage corporel
  • et lors d’une infraction au code de la route, même s’il ne s’agit pas d’un état d’ivresse manifeste. 

Quant à savoir s’il faut obligatoirement avoir un éthylotest dans sa voiture… Le décret publié au Journal officiel le jeudi 1er mars 2012 impose bien aux conducteurs d’être en possession d’un éthylotest chimique ou électronique dans leur véhicule, mais les usagers ne sont soumis à aucune sanction s’ils ne présentent pas cet appareil lors d’un contrôle. La remise d’une amende de 11 euros, initialement prévue en cas d’infraction, a finalement été abandonnée.

Qui peut utiliser un éthylomètre ?

Tout le monde peut – et doit – se soumettre à un éthylotest lorsqu’il est requis par les forces de l’ordre. 

À l’exception d’une contre-indication médicale précise (au cas par cas), le refus de se soumettre au contrôle du taux d’alcool constitue un délit pénal et est puni par une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 €, assortis d’une peine d’emprisonnement de 2 ans.

Dans le cas d’un éthylotest chimique, rien de plus simple : il suffit de souffler une fois dans l’embout prévu à cet effet, pour que l’air expiré par vos poumons fasse gonfler la poche (environ un litre d’air). Raccordez ensuite le petit tube contenant le réactif chimique (du sel de chrome orangé) à l’embout, puis appuyez sur le ballon pour le dégonfler. Si la couleur du réactif reste identique, votre alcoolémie est négative, vous pouvez prendre le volant. En revanche, si le réactif vire au vert et dépasse le trait indiquant la norme, vous n’êtes pas en état de conduire.

Dans le cas d’un éthylotest électronique, il suffit de souffler directement dans l’embout prévu à cet effet. Les résultats s’afficheront ensuite au bout de quelques secondes sur l’écran numérique.

Alcool au volant : quels sont les seuils autorisés ?

Conduire en état d’ivresse est une infraction au Code de la route. Depuis le 1er juillet 2015, la limite d’alcoolémie tolérée est de :

  • 0,2 gramme par litre de sang pour les jeunes conducteurs en période probatoire (soit 0,1 mg par litre d’air expiré) 
  • et moins de 0,5 gramme par litre de sang pour les chauffeurs expérimentés (soit 0,25 mg par litre d’air expiré).

Pour rappel, chaque « verre » consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Et la même quantité d’alcool n’a pas les mêmes effets chez tout le monde. Le taux d’alcool peut être influencé par le sexe, par le poids, par l’état de santé, mais aussi par la prise de drogues, de médicaments, le stress, la fatigue, ect. 

Équivalence alcool

© Réseau NACRe



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire