Doctolib : tout sur la polémique autour de la présumée promotion de médecines alternatives

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Doctolib, le géant de la prise de rendez-vous médical en ligne, est dans la tourmente. Ce lundi, l’entreprise a annoncé avoir suspendu 17 profils de praticiens, le temps d’effectuer des vérifications. L’entreprise est en effet accusée de faire la promotion de pratiques médicales non-reconnues, notamment la naturopathie. Dans une série de Tweets, Doctolib a annoncé avoir engagé “un travail de fond” avec le comité médical du site, les ordres et les professionnels de santé, pour tirer au clair cette situation.

La polémique a vu le jour sur les réseaux sociaux, lorsque des professionnels de santé, patients et autres personnalités publiques ont mis en évidence la possibilité de réserver des rendez-vous en ligne avec des naturopathes aux pratiques non reconnues, sans fondement scientifique, voire dangereuses. Certaines relèveraient davantage du charlatanisme ou d’une dérive sectaire que de soins alternatifs, notamment l’urinothérapie ou encore la thérapie par les selles, ou “coprothérapie”. 

Le maître de conférence, blogueur, chroniqueur et membre de l’observatoire du conspirationnisme, Tristan Mendès France, a notamment publié plusieurs tweets sur le sujet. Il a relevé la présence sur Doctolib de naturopathes se réclamant de Thierry Casasnovas et d’Irène Grosjean, deux personnalités influentes mais aux propos dangereux, sectaires voire passibles de poursuites judiciaires.

97 % des praticiens utilisateurs de Doctolib sont référencés auprès du ministère de la santé”, a tenté de nuancer l’entreprise ce dimanche, sur Twitter. Ainsi, seuls 3 % de ses praticiens utilisateurs feraient partie du “domaine du bien-être ou du médico-social” (sophrologues, hypnothérapeuthes, naturopathes). Si ces activités ne confèrent pas un statut de professionnel de santé, elles demeurent toutefois légales en France. En tout, les rendez-vous pris sur Doctolib avec ces professionnels représentent “0,3 % de la totalité” des rendez-vous enregistrés sur la plateforme, a encore indiqué Doctolib.

Vivement critiqué, le géant de l’e-santé en Europe a concédé qu’il y avait des choses à faire pour éviter que des praticiens aux méthodes dangereuses ne “sévissent” sur son site. “Des mesures vont être prises prochainement. Plusieurs options sont sur la table, nous n’excluons rien”, a-t-elle indiqué auprès de l’AFP.

En vidéo : La polémique Doctolib





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