Déchirure musculaire du dos : symptômes, causes, traitement

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dechirure musculaire du dos

La déchirure d’un muscle correspond à la lésion de fibres qui le composent. Aujourd’hui, on parle davantage de lésion de grade I, II ou III plutôt que de déchirure musculaire. On fait le point.

C’est quoi une déchirure musculaire du dos ?

« Lorsqu’il y a une douleur au dos, de manière générale, il arrive qu’on dise qu’on souffre d’une ‘déchirure musculaire’ parce qu’on a l’impression d’avoir une douleur d’origine musculaire, et que ce muscle est tellement douloureux, qu’on a l’impression qu’il s’est lésé, déchiré », explique le Dr Jean-Marc Sène.

« En réalité, lorsque nous avons mal en haut du dos, l’origine n’est pas obligatoirement musculaire : cela peut être ligamentaire, articulaire, être lié à l’arthrose… C’est pourquoi il est primordial de déterminer l’origine de la douleur pour bien réagir », poursuit le médecin.

Il existe effectivement des muscles qui se situent autour du dos, mais il est très rare que ces muscles se déchirent. Très souvent, ces muscles vont plutôt se contracter de manière intense : c’est une contracture musculaire, qui est très douloureuse. C’est ce qui peut faire penser que le muscle s’est déchiré, dit le Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport.

Comment savoir si on a une contracture, une élongation, un claquage… ?

« Il faut savoir que médicalement, on ne parle plus de déchirure, mais de lésion musculaire, et en fonction de l’importance de lésion, on donne un grade :

  • Grade I : ce sont des petites lésions du muscle ;
  • Grade II : ce sont des lésions moyennes du muscle ;
  • Grade III : ce sont des lésions importantes.

On ne parlera donc plus de déchirure musculaire mais de lésion musculaire de grade I, II ou III. « Pour schématiser, on peut dire que l’élongation correspond au grade I, la déchirure au grade II et le claquage au grade III », explique le Dr Sène.

Comment savoir si on a une déchirure musculaire du dos ?

Le symptôme principal est évidemment une douleur forte dans le dos.

Cette douleur peut tantôt prendre la forme :

  • « D’une pointe ;
  • D’une sensation de blocage ;
  • D’une limitation de mouvement ;
  • Et quelques fois même de douleurs irradiées qui se projettent dans la fesse, dans le membre inférieur, tout simplement car la cause qui est à l’origine de la douleur va aller irriter un nerf sciatique », indique le spécialiste.

Quelles sont les causes de la déchirure musculaire du dos ?

« Il faut tout d’abord reconnaître la cause de la douleur au dos afin de pouvoir réagir. Si l’origine est musculaire, ce n’est donc probablement pas une déchirure mais une contracture, comme on l’a dit précédemment », rapporte le Dr Sène. Il existe deux cas de figure :

  • La contracture peut être isolée (apparaître seule) : « les muscles se contractent seuls, sans qu’il y ait de lésion sous-jacente – un phénomène associé à un dérangement intervertébral : c’est ce qu’on appelle classiquement un ‘blocage du dos’. On a en quelque sorte fait un ‘faux mouvement’, ce qui entraîne une contracture réflexe » ;
  • Et quelques fois elle peut être associée à une autre lésion : « cette contracture peut accompagner une lésion du dos qui existe déjà, et dans ce cas-là la contracture vient en quelque sorte protéger la colonne vertébrale : le muscle se contracte très fort pour éviter que cette dernière ne bouge, ainsi que pour éviter la douleur – et à force de contractions involontaires répétées, la contracture arrive. C’est une douleur qui se rajoute à la douleur ».

Que faire en cas de déchirure musculaire du dos ?

« Devant les symptômes d’une déchirure musculaire, cessez immédiatement toute activité physique et consultez vite un médecin », indique le site de l’Assurance maladie (source 1). Il/elle procédera à un examen clinique pour « identifier d’éventuels symptômes caractéristiques (déformation, gonflement, contracture, hématome, etc.) et prescrit un bilan si nécessaire ».

Après avoir identifié la cause de la douleur et le type de lésion, le médecin vous renverra si besoin vers un(e) spécialiste (ostéopathe, kinésithérapeute, etc.).

Quels examens d’imagerie médicale ?

L’échographie du muscle et des tendons est l’examen de référence. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) peut aussi être réalisée dans un deuxième temps, si besoin. Ces dernières permettent de classer les lésions de déchirure musculaire en différents stades.

Comment soigner une déchirure musculaire dans le dos ?

En cas de contracture « réflexe », la solution estostéopathique, indique le Dr Sène : « les ostéopathes appliquent une manœuvre qui ‘débloque’le dos et à ce moment-là, la contracture se lève et la douleur disparaît ».

Soulager la douleur et libérer le dos

Il est également possible de soigner une déchirure ou une contracture musculaire grâce :

  • À la chaleur (appliquer sur la zone douloureuse une bouillotte, prendre un bain chaud… a un effet décontracturant) ;
  • À un antalgique simple (paracétamol) ;
  • Au mouvement : contrairement aux idées reçues, le fait de bouger, de ne pas rester immobile, a un effet libérateur et permet de lever les contractures. Il faut évidemment réaliser des mouvements adaptés à sa douleur. La reprise de la marche est conseillée dès que la douleur le permet.

Quel est le temps de guérison des lésions aux muscles ?

Généralement, muscles et tendons se réparent alors en quelques semaines, indique le site de l’Assurance maladie.

Comment prévenir la déchirure musculaire du dos ?

La rééducation avec un(e) kinésithérapeute sera vraiment intéressante dans tous les cas, quelle que soit la cause : il va pouvoir apprendre à la personne à faire des mouvements corrects et sécurisés pour son dos, à apprendre une sorte de routine afin de pouvoir libérer son dos, recommande le Dr Sène.

« Les risques de récidive existent : le fait d’avoir déjà eu toutes les conditions pour pouvoir créer cette douleur est un facteur de risque. Ces douleurs ont plus de chance de revenir que si elles n’étaient jamais apparues. Il faut donc mettre en place des protocoles, une routine qui vont essayer de prévenir la récidive », explique le médecin.

« Il est intéressant de pratiquer un sport une activité physique, ludique », conseille ce dernier. Pas besoin d’une activité physique intense ! Pilates, yoga, natation, course à pied, renforcement musculaire, marche… tout qui nous permet d’être en mouvement est adapté.



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