Dans la peau d’un rugbyman

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portrait de sportif

Combien d’heures de sport il fait par jour ? Comment il récupère ? Lui arrive-t-il de se faire mal et de se blesser ? Et au fait, que mange-t-il au petit-déjeuner ? On est arrivées avec plein de questions pour Kylan Hamdaoui, joueur professionnel au Stade Français Paris. Il a bien vous nous répondre, découvrez l’interview ci-dessous. 

L’article ci-dessous est la retranscription de la vidéo associée à cet article. 

Bonjour Kylan, vous voulez bien vous présenter ?

Alors je m’appelle Kylan Hamdaoui, j’ai 29 ans, je mesure 1,82 m. Je pèse 88 kilos et je joue au Stade Français Paris. J’ai mon cousin qui arrivait de Paris, qui lui faisait du rugby et il m’a proposé d’essayer et je suis allé avec lui. C’était un entraînement au Stade Rochelais. Ça m’a tout de suite plu et du coup, j’ai continué.

Combien d’heures de sport faites-vous chaque jour ?

Je suis un entraînement multidisciplinaire tout au long de la semaine qui est nécessaire pour les joueurs. On fait beaucoup de musculation, du physique, du travail de fond, le travail cardio en salle et… du rugby. Il nous arrive aussi de faire de la vidéo. C’est-à-dire que l’on analyse nos performances et les adversaires.

En terme d’heures d’entraînement chaque jour, tout dépend. Hors compétition, je dirais qu’on fait environ quatre à cinq heures de sport. En période de compétition, la charge de travail diminue pour rester en forme pour les matchs.

Un petit-déjeuner super protéiné

Non, l’alimentation d’un sportif, ce n’est pas juste une simple assiette de pâtes à la veille des matchs. C’est bien tout un rééquilibrage alimentaire que doivent faire les joueurs pour devenir rugbyman professionnel.

Mon petit-déjeuner, ça ressemble à deux oeufs au plat. En général, du bœuf séché ou du blanc de poulet. Ensuite, des noix, des amandes, des noix de cajou aussi, avec du fromage blanc et des fruits en général.

Vous arrive-t-il de vous faire mal ou de vous blesser ?

Cela reste bien sûr un métier quelque peu dangereux, où il n’est pas rare de se blesser. Moi, je me suis fracturé le plancher orbital mais c’était finalement plus impressionnant que ce que c’était, étant donné que ce n’était pas une blessure qui était trop longue non plus.

Ci-dessous, la blessure spectaculaire de Kylan a nécessité 25 points de suture. Il est aujourd’hui parfaitement remis. 

Par quels soignants êtes-vous accompagné au quotidien ?

Au club, on en a à temps plein. On a plusieurs kinés aussi à temps plein, on en a trois. On a en tout quatre kinés, kinés, ostéo. En général, j’aime bien après, après les entraînements, après un gros entraînement, aller voir le kiné quand même pour déverrouiller ça.

Côté mental, vous gérez comment les matchs et la pression ?

Plus la semaine avance et plus la concentration augmente. En début de semaine, c’est plutôt light. On récupération en général les matchs du samedi. Et plus la semaine avance, plus on arrive vers les entraînements du jeudi, vendredi où là, on est vraiment focus sur le match.

Malgré l’engagement que cela demande. Le rugby est bien plus qu’un travail mais une réelle passion. C’est un sport. Si on ne prend pas de plaisir à le faire, c’est compliqué au vu des conditions, des horaires de travail et de la charge physique que ça représente. Il faut aimer ça.



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