Connaissez-vous le syndrome du raton laveur ?

par



syndrome raton laveur

« Depuis une petite vingtaine d’années, nous avons des humains qui, dès l’âge de 15 ans environ, grignotent en permanence », alerte le Dr Christian Recchia, interrogé par Yahoo!Life (source 1). Ce phénomène méconnu porte un nom des plus évocateurs : le syndrome du raton laveur. Tout comme ce petit mammifère aux « lunettes » noires, nous sommes nombreux à « faire du stock » sans nous en rendre compte, au détriment de notre santé. 

De lourdes conséquences sur notre santé

Soda, sucrerie, gâteau, fromage, fruits… à toute heure du jour ou de la nuit… Le grignotage intempestif peut paraître anodin sur le moment, mais il n’est pas sans conséquences : « Cela a un effet absolument désastreux, parce qu’il y a une sécrétion d’insuline permanente, qui provoque des hypoglycémies réactionnelles, qui font que la personne, en l’espace de deux ans, peut prendre entre 5 et 15 kilos ».

Et les conséquences ne s’arrêtent pas à cette prise de poids délétère : « Qui dit syndrome du raton laveur, dit possiblement diabète, infarctus dès l’âge de 30, 35 ans, hypertension, grande surcharge pondérale avec tous les problèmes biomécaniques que cela comporte, dépression, Alzheimer, etc », prévient le Dr Recchia. 

Le syndrome du raton laveur est « une maladie récente, moderne, qu’il faut contenir ! », insiste le spécialiste. 

À l’origine de ces mauvaises habitudes ? Les consommations compulsives de sucreries, de chewing-gum, de tabac, mais aussi « le stress et la capacité à avoir à vos côtés des pervers polymorphes narcissiques qui vous assassinent sur le plan psychologique ». En somme, vous compensez la fatigue et l’angoisse par une hyper-alimentation. Pour y remédier, une seule solution, d’après le médecin : « se remettre en harmonie ». 

Cela demande de la volonté et de la rigueur, concède-t-il : « Tout d’abord, il faut réapprendre à dormir, à se lever tôt, à prendre un petit-déjeuner avec des protéines, et rien avant le déjeuner, qui sera un déjeuner structurant avec du poisson. Et se dire que la seule chose que l’on va consommer entre le repas et le dîner, c’est de l’eau, peut-être un yaourt pour gérer une fringale, mais jamais de consommation itérative toutes les deux heures. » Autrement dit, renouez avec un rythme alimentaire régulier, adoptez une alimentation équilibrée et trouvez des stratégies d’adaptation pour lutter contre les craquages. Si besoin, n’hésitez pas à demander l’aide d’un spécialiste (diététicien, nutritionniste, psychologue, etc). 



Source link

Related Posts

Laisser un Commentaire