Cette patiente a des dents qui poussent… sur ses ovaires !

by


Un cas pour le moins insolite. Une femme de 38 ans s’est récemment présentée à l’hôpital de Goettingen, en Allemagne, en se plaignant d’une douleur sourde et persistante au niveau de la hanche gauche. Les médecins qui l’ont prise en charge ont immédiatement réalisé une radio et une IRM de la hanche pour identifier l’origine du mal. Mais les images capturées ont révélé un phénomène des plus inhabituels : la patiente présentait une grosseur de 4,5 centimètres au niveau de l’ovaire gauche, de laquelle sortaient deux dents en pleine santé.

À l’origine ? Une tumeur capable de produire des os, des poils ou des dents

L’étude de cas, publiée dans la revue BMJ Case Reports (source 1) conclut à la formation d’un kyste dermoïde ovarien, aussi appelé tératome. Ce type de tumeur est capable de produire des cellules de peau, des os, des poils, des tissus gras ou conjonctifs, des nerfs et des dents, comme dans le cas de cette patiente. Heureusement, elle a développé un tératome mature, non-cancéreux (contrairement au tératome immature).

Deux dents sur son ovaire

© ©Jan Menke, Alexander Schwarz, BMJ Case Reports

« Souvent, la tumeur est asymptomatique et est détectée accidentellement, ou est associée à des symptômes non-spécifiques. Au cours de la vie, une transformation maligne se produit dans environ 1 à 2 % des cas, principalement vers un carcinome épidermoïde », précisent les auteurs de l’étude. 

Les origines des tératomes ne sont pas bien connues, ce qui rend leur prévention difficile. Ils se forment généralement sur les ovaires, au niveau d’un testicule par exemple ou dans le cerveau. Bien qu’ils soient impressionnants, les tératomes sont le plus souvent bénins.

La plupart du temps, ils sont découverts lorsque les patient.e.s se plaignent de douleurs inhabituelles, ou à l’occasion d’un examen médical. « Les cas décrits dans la littérature concernent en majorité des patients âgés de 30 à 50 ans, sans distinction de sexe. Mais des bébés peuvent naître avec des tératomes, parfois d’une taille considérable », précisent nos confrères de Futura Santé (source 2).

Quoi qu’il en soit, une chirurgie est ensuite indispensable pour extraire la masse et éviter qu’elle ne devienne cancéreuse. En l’occurrence, la patiente allemande s’est fait retirer l’ovaire gauche par cœlioscopie pour retirer l’intégralité du tératome et n’a gardé aucune séquelle.  



Source link

Related Posts

Leave a Comment