Catégorie:

Nouveautés



istock 1277617411

C’est une hormone clé de l’allaitement, de l’accouchement, mais aussi de l’amour en général et même du lien social. En biologie, l’ocytocine est également connue pour réguler l’éjaculation masculine, intervenir dans le transport des spermatozoïdes et dans la production de la testostérone, hormone masculinisante par excellence.

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Frontiers in Cell and Developmental Biology (Source 1), des chercheurs ont observé un autre phénomène insoupçonné. L’ocytocine aurait ainsi une fonction réparatrice du coeur, notamment après un infarctus. 

Lors d’expérimentations menées sur des cultures de poissons zèbres et de cellules humaines, l’ocytocine a semble-t-il stimulé la migration et le développement des cellules souches dérivées de la couche externe du cœur (péricarde) vers le myocarde, le muscle cardiaque.

Ici, nous montrons que l’ocytocine, un neuropeptide également connu sous le nom d’hormone de l’amour, est capable d’activer les mécanismes de réparation cardiaque dans les cœurs blessés chez les poissons zèbres et les cultures de cellules humaines, ouvrant la porte à de nouvelles thérapies potentielles pour la régénération cardiaque chez l’homme”, s’est réjoui le Dr Dr Aitor Aguirre, professeur au Département de génie biomédical de l’Université d’État du Michigan (États-Unis) et co-auteur de l’étude, dans un communiqué (Source 2).

Les cardiomyocytes sont les cellules musculaires du cœur. Après une crise cardiaque, elles meurent généralement en grand nombre, expliquent les auteurs de l’étude. Hautement spécialisées, ces cellules ne peuvent se reconstituer. Cela dit, des études antérieures ont montré qu’un sous-ensemble de cellules du péricarde peut subir une reprogrammation pour devenir des cellules souches, capables ensuite de se transformer en cardiomyocytes, ou en tout autre cellule du cœur.

Une piste thérapeutique à tester à plus large échelle

Si l’ocytocine d’un câlin ne pourra sans doute pas permettre de réparer un cœur lésé après un infarctus, cette hormone de l’amour pourrait en revanche être utilisée en guise de traitement pour aider le cœur à se réparer. 

In vitro, sur des tissus cardiaques humains, l’ocytocine a en effet stimulé les cultures de cellules souches pour qu’elles deviennent des cellules souches du péricarde et se transforment ensuite en cardiomyocytes. 

L’ocytocine est largement utilisée en clinique pour d’autres raisons, donc la réorientation pour les patients ayant une lésion cardiaque n’est pas un long effort d’imagination. Même si la régénération cardiaque n’est que partielle, les avantages pour les patients pourraient être énormes”, a déclaré le Dr Aguirre, ajoutant que désormais, “des essais précliniques chez l’animal et des essais cliniques chez l’homme sont nécessaires pour avancer” dans ce domaine thérapeutique.



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



istock 1277617411 0

Tirer partie d’internet sans en subir les méfaits (addiction, harcèlement en ligne, pornographie…) n’est pas chose aisée. Ainsi peut-on parler de résilience numérique comme de la capacité à reconnaître, gérer et surmonter les risques en ligne. 

Dans une nouvelle étude menée sur l’utilisation du numérique par les  8-12 ans, des chercheurs appellent l’ensemble de la société à un effort commun pour aider les enfants et adolescents à tirer partie d’internet. Ils considèrent en effet que tous les acteurs gravitant autour de l’enfant – parents, éducateurs, enseignants, système scolaire dans son ensemble, ainsi que les gouvernements et décideurs – doivent prendre part à l’éducation numérique des enfants pour arriver à les protéger des dangers liés à internet.

Publiée le 30 septembre dans la revue spécialisée Education and Information Technologies (Source 1), l’étude s’est concentrée sur les préadolescents (8-12 ans), une tranche d’âge à la recherche d’indépendance à la maison comme à l’école ou au sein de la société, laquelle passe par l’usage d’internet et notamment des réseaux sociaux.

Les chercheurs ont suivi 59 enfants et mené 20 entretiens téléphoniques avec leurs parents/tuteurs et enseignants, et fait appel à des experts en sécurité numérique. L’analyse a alors permis de mettre en évidence les rouages menant à l’acquisition d’une résilience numérique chez l’enfant. Quatre niveaux d’apprentissage se sont distingués : le niveau individuel, le niveau domestique (à la maison), le niveau communautaire (à l’école ou en milieu périscolaire), et le niveau sociétal.

Un appel à penser au-delà du cercle familial

« En montrant comment la résilience numérique fonctionne à travers différents niveaux, nous pouvons fournir un soutien plus centré sur l’enfant pour aider les enfants à s’épanouir en ligne. Pour élever des citoyens résilients au numérique, nous devons penser au-delà de l’enfant ou de sa famille immédiate et réfléchir à la manière dont la communauté et la société travaillent avec ces groupes”, a ainsi commenté le Dr Hammond, maître de conférences à l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni).

Notons que cette étude intervient alors que le Parlement britannique étudie un projet de loi sur la sécurité en ligne, lequel vise à obliger les plateformes à protéger les utilisateurs face aux contenus illégaux, notamment l’abus d’enfants. 

En France, plusieurs sites internet diffusant du contenu pornographique sont actuellement pointés du doigt pour leur facilité d’accès aux mineurs, et ont été mis en demeure par l’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique . Le Sénat entend durcir les sanctions à l’égard de ces sites ne respectant pas la loi, dans un rapport parlementaire sur le sujet.



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



sang regles

Depuis plusieurs années, TikTok est devenu le lieu de tous les challenges. Même les plus bêtes. Une nouvelle tendance vante les mérites de s’appliquer un masque sur le visage… à base de sang menstruel. Preuve de l’engouement, les vidéos référencées avec le hastag #periodbloodfacemask ont collecté plus de 3,5 millions de vues.

Pour justifier cette utilisation, les internautes assurent que le sang expulsé pendant les règles contient « toutes les cellules souches et tous les nutriments dont un bébé aurait eu besoin et de bien sûr, dont votre peau et votre corps ont besoin ». Un soin de peau fait maison qui aurait des résultats remarquables.

Un avis loin d’être partagé par les dermatologues comme le rapporte le site Shape et le relaye MademoiZelle. « Ce n’est pas une bonne idée pour votre peau pour un certain nombre de raisons », a assuré Joyce Park, dermatologue certifiée, fondatrice de la clinique de télédermatologie Skin Refinery. « Le sang menstruel est un mélange de cellules épithéliales – cutanées – de la muqueuse utérine, de globules blancs et de globules rouges », explique le Dr Park dans sa propre vidéo TikTok. De plus, elle rappelle qu’il n’existe « aucun avantage prouvé » à utiliser le sang menstruel comme masque facial.

Attention aux microbes

Une utilisation qui pourrait avoir des conséquences sur la peau. « Le sang peut facilement être contaminé par des microbes, comme des bactéries ou des champignons, et cela peut se propager à votre peau », met en garde le Dr Park. Avant de compléter : « Si vous avez des infections sexuellement transmissibles, vous pouvez également les transmettre à la peau de votre visage en utilisant du sang menstruel contaminé ».

Même méfiance pour le Dr Zeichner : « Je ne recommande absolument pas d’appliquer du sang menstruel sur le visage. Ce sang n’est pas prélevé de manière stérile et peut être contaminé par des bactéries ou des virus pouvant entraîner une infection ».



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



photo de profil

Que vous choisissiez un cliché où on voit beaucoup de peau, un où vous posez avec votre petit chien ou que vous regardiez le sol, ces clichés ne sont pas anodins. Francesca, coach de vie et psychologue roumaine basée aux États-Unis, s’est rendue sur TikTok pour analyser les photos de profil des utilisateurs. Le DailyMail rapporte son analyse.

Selon la psychologue, choisir un cliché qui montre beaucoup de peau pourrait signifier que vous avez un complexe d’infériorité. « Les images sexy peuvent signifier que la personne a un complexe d’infériorité où elle a l’impression qu’elle doit être plus expressive ou montrer plus afin de compenser parce qu’elle ne se sent pas assez bien », dévoile la coach dans une vidéo mise en ligne sur TikTok.

Attention à votre regard

Autre enseignement, poser avec ses amis pourrait aussi montrer que vous êtes extraverti mais trop dépendant d’eux. Pour elle, les extravertis choisissent souvent une photo d’eux-mêmes dans un groupe comme photo de profil parce que c’est là qu’ils se sentent le plus à l’aise. 

Vous avez publié un cliché où vous regardez vers le sol ? Francesca – qui a étudié la psychologie à l’université de Londres (Royaume-Uni) – assure que cela pourrait traduire que vous avez un ego important.

Gardez la même photo

Dernier conseil, gardez la même photo de profil et ne la changez pas tous les jours. « Le fait de changer constamment de photo de profil peut symboliser le fait que la personne n’a pas une identité forte et qu’elle est assez peu fiable », met en garde la coach. Les personnes qui affichent une nouvelle photo de profil chaque semaine sont extrêmement indécises et ne font pas facilement confiance aux gens.

Francesca recommande alors d’utiliser la même photo sur tous les comptes des médias sociaux et de choisir un cliché avec une animal ou un enfant. Le meilleur moyen de paraître sympathique aux autres utilisateurs !



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



une de quoi souffrait marilyn monroe

C’est le film le plus attendu de la rentrée : Blonde, réalisé par Andrew Dominik, est sorti ce mercredi 28 septembre sur la plateforme Netflix. Le long métrage retrace la vie tourmentée de Marilyn Monroe, interprétée par Ana de Armas. L’occasion de revenir sur la face cachée de l’actrice : ses problèmes d’addiction, de santé mentale et de fertilité. 

Car si elle est connue comme la plus glamour des célébrités, Marilyn Monroe n’a pas eu la vie facile. Dans le livre Marilyn : the passion and the paradox, sa biographe Lois Banner explique : 

« Ses handicaps étaient nombreux. Elle souffrait de dyslexie et d’un bégaiement plus grave qu’on ne le pensait. Elle a été tourmentée toute sa vie par des rêves de monstres et de sorcières, des rêves horribles qui ont contribué à son insomnie constante. Elle était bipolaire et se dissociait souvent de la réalité. »

Le trouble bipolaire est une maladie mentale qui entraine un dérèglement de l’humeur avec une alternance de phases d’excitations (ou maniaques) et d’épisodes dépressifs.

D’après la Haute Autorité de la Santé, 1 à 2,5 % de la population française serait touchée par ce trouble. Toutefois, ce chiffre pourrait être sous-évalué, car le diagnostic est complexe. (source 2)

Arthur Miller, dramaturge et ex-mari de Marilyn, résume l’affection de Marilyn en ces termes : « Elle voulait vivre toujours au sommet, dans l’élan permanent d’un crescendo. »

Un combat contre l’endométriose

Pour soulager son anxiété et son insomnie, Marilyn commence à prendre des barbituriques, des amphétamines et de l’alcool. Mais une autre raison la pousse à prendre ces substances, comme l’explique Lois Banner : 

« Elle endurait de terribles douleurs pendant les règles parce qu’elle souffrait d’endométriose. »

Une femme sur dix serait touchée par cette maladie gynécologique complexe aux causes mal connues. L’endométriose se caractérise par des douleurs chroniques dans le bas-ventre et, parfois, l’infertilité

C’était le cas de Marilyn Monroe. Au cours de sa vie, l’actrice a souffert de multiples fausses couches et fausses grossesses. Elle a subi plusieurs opérations, mais aucune n’est parvenue à lui retirer l’endométriose. 

« Cela a alimenté ses craintes de ne pas pouvoir avoir d’enfant, que “quelque chose n’allait pas en elle, un défaut, un mal » », écrit Lois Banner. « Selon Norman Rosten (son ami et confident), « C’était un coup de poignard à son ego, la déesse de l’amour, la femme suprême, incapable d’avoir un enfant. Elle se sentait mal aimée, maudite par l’univers. Elle sentait que cela portait atteinte à sa féminité, à son statut de représentante de toutes les femmes.” »

Depuis sa mort tragique en 1962, le personnage de Marilyn Monroe continue de fasciner. Mais il est important de rappeler le génie de cette actrice, dont la subtilité et le professionnalisme sont trop souvent occultés. 



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



les vegetariens plus susceptibles depressifs

Les régimes végétarien et végétalien pourraient être liés à une prévalence plus élevée d’épisodes dépressifs, d’après une étude scientifique à paraître dans l’édition janvier 2023 du Journal of affective disorders. (source 1)

Les chercheurs ont analysé les données de la ELSA-Brasil cohort, une étude en cours comprenant les informations de près de 15 000 Brésiliens. Les participants ont renseigné leur régime alimentaire au moyen d’un formulaire. La dépression a été évaluée à l’aide de l’instrument Clinical Interview Schedule-Revised, un outil utilisé pour diagnostiquer les troubles mentaux.

D’après l’étude, les non-consommateurs de viande ont une fréquence d’épisodes dépressifs environ deux fois plus élevée que les consommateurs de viande.

Les auteurs notent au passage qu’ils pensent que « les carences en nutriments n’expliquent pas cette association ». Une affirmation qui a fait réagir d’autres experts.

Monique Richard, porte-parole de l’Academy of Nutrition and Dietetics, a déclaré à Healthline que diverses raisons peuvent expliquer cette corrélation. Et l’une d’entre elles serait justement les carences en nutriments. (source 2)

« Chaque fois qu’un individu exclut un groupe alimentaire entier, dans ce cas les sources de protéines et de graisses, et ne le remplace pas par des options tout aussi adéquates sur le plan nutritionnel, cela affecte une variété de fonctions systémiques et physiologiques telles que la santé cognitive », explique la porte-parole.

« D’autres facteurs qu’il serait important d’évaluer seraient de savoir si la personne se sent isolée ou déconnectée des autres en raison de son choix alimentaire », ajoute-t-elle. « Y a-t-il une considération personnelle, religieuse ou morale pour ce choix qui pourrait également contribuer à ces sentiments et à cet état d’esprit ? ».

Au Brésil, près de 15 % de la population serait végétarienne, selon une enquête d’IBOPE Inteligência réalisée en avril 2018. (source 3)

En France, la part des régimes sans viande reste encore marginale. D’après une étude menée par l’IFOP en 2021, seulement 2,2 % des Français interrogés déclarent avoir adopté un régime sans viande (pescétarien, végétarien ou végan).

Toutefois, près de 25 % disent être flexitariens et limiter volontairement leur consommation de viande. (source 4) 



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



les francaises veulent moins en moins d'enfants et voila pourquoi

Un tiers des femmes en âge de procréer ne veulent pas avoir d’enfants, comme le révèle une enquête réalisée par le magazine Elle en partenariat avec l’IFOP, publiée ce mercredi 28 septembre. (source 1)

Le sondage a été mené auprès d’un échantillon représentatif de 2005 femmes en capacité et en âge de procréer. Autour de 30 % d’entre elles déclarent ne pas vouloir d’enfants. 

Cette décision s’explique tout d’abord par un désir de liberté. En effet, la moitié d’entre elles affirment qu’un enfant n’est pas nécessaire à leur développement personnel, tandis que 48 % ne souhaitent pas assumer de responsabilité parentale.

Par ailleurs, la crise environnementale joue aussi un rôle pour 39 % des femmes interrogées, en plus des crises politiques et sociales (37 %) et des méfaits engendrés par la surpopulation (35 %).

Une tendance qui ne cesse de se confirmer

Ce mardi 27 septembre, une enquête similaire était publiée par les cliniques IVI, centres leaders en médecine reproductive, en collaboration avec le cabinet GFK. Le sondage a été mené auprès d’environ 1 000 femmes résidant en France, En Espagne et au Royaume-Uni. (source 2)

On y apprend que 41,2 % des femmes interrogées ont reporté leur décision de devenir mère en raison du contexte actuel. Pour les 25-29 ans, ce chiffre atteint 52 %.

« Un nombre important de femmes ont dû repousser leur maternité, même si ce désir existait bien avant, à cause de la situation sociale, socioéconomique, qu’on est en train de vivre en ce moment », explique le Dr Celada, gynécologue.

« C’est une réalité dans nos vies que l’on a de plus en plus de mal à retrouver un travail stable, un travail bien rémunéré économiquement. On a de plus en plus de mal d’acheter un appartement. Effectivement, cela provoque le retard de la maternité. »



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



la premiere maison de retraite lgbt ouvriria bientot en france

Pour la première fois en France, une maison de retraite destinée aux personnes de la communauté LGBT+ va ouvrir ses portes. Les premiers résidents devraient pouvoir s’y installer en décembre 2024, comme l’indique le Monde ce jeudi 29 septembre. (source 1)

Dans ce projet, la Croix rouge collabore avec Les Audacieuses & les Audacieux, une association qui crée des espaces de rencontres « sans tabous liés à l’âge, à l’orientation sexuelle ou au genre » depuis 2017. (source 2)

La Maison de la Diversité sera composée de 15 logements sur cinq étages, dont une chambre d’amis et un logement étudiant. Le but : lutter contre l’isolement social lié à la vieillesse.
« Chaque habitant reste acteur de son parcours de vie et enrichit sa vie sociale : la clé du bien vieillir et du maintien de l’autonomie », affirme le collectif, qui souhaite que la maison de retraite devienne « un environnement intergénérationnel et sécurisant dans lequel les personnes n’ont plus peur d’être jugées, discriminées ou stigmatisées ».

En 2013, un rapport mené par le ministère délégué aux Personnes âgées et à l’Autonomie indiquait que 65 % des seniors LGBT vivent seuls, contre 15 % des hétérosexuels de moins de 70 ans et 55 % de moins de 80 ans. (source 3)

Pour Alexandre Chevalier, adjoint au maire de Lyon, délégué au lien intergénérationnel et à la qualité de vie des aînés, ce constat montre que cette population a trop longtemps été ignorée.

« La génération frappée par le virus du sida dans les années 1980 arrive à l’âge de la retraite, ces personnes ont été marginalisées, fragilisées, elles ont besoin d’une attention particulière, cette maison va les aider », ajoute-t-il. 



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



pourquoi certains enfants prennent plus de risques

Alors que certains enfants préfèrent jouer la sécurité, d’autres semblent continuellement prendre des risques. Des scientifiques américains ont cherché à comprendre pourquoi dans une étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society Biological Sciences ce mercredi 28 septembre. (source 1)

Les chercheurs se sont basés sur la théorie de la sensibilité au risque. Développée par des écologistes comportementaux, elle s’appuie sur des observations du comportement d’animaux dans leur habitat naturel. La théorie de la sensibilité au risque stipule que les êtres vivants apprennent à utiliser différentes stratégies en fonction de la disponibilité des ressources et de l’étendue de leurs besoins

Par exemple, un renard bien nourri ne prendra pas le risque de pénétrer un territoire dangereux pour un repas lorsqu’une petite quantité déterminée de nourriture est déjà facilement accessible. Un renard affamé, en revanche, est plus susceptible de prendre des risques.

Plusieurs dizaines d’enfants âgés de 4 à 10 ans ont participé à l’étude. Ils avaient le choix entre accepter un nombre déterminé d’autocollants, ou faire tourner une roue pour avoir une chance d’obtenir encore plus d’autocollants — ou rien du tout.

Au fur et à mesure, les enfants se sont vus proposer des choix plus difficiles, avec un nombre de stickers de plus en plus conséquent.

Pendant ce temps, leurs parents remplissaient des formulaires comprenant des questions sur leurs revenus et niveaux d’éducation.

L’influence des statuts socio-économiques

Les chercheurs ont constaté que les enfants issus de familles au statut socio-économique inférieur étaient plus susceptibles de prendre des risques et de tout miser pour une forte récompense que les enfants issus de familles au statut plus élevé. 

« Les enfants dont le statut socio-économique était plus faible ont suivi le modèle prédit par la théorie », explique Peter Blake, co-auteur de l’étude, dans un communiqué de presse. (source 2)

« Ils ont agi comme le renard affamé. Ils étaient plus enclins à prendre des risques pour obtenir la plus grande récompense. »

D’après le chercheur, ces résultats prouvent que les risques pris par un enfant ne reflètent pas toujours un manque de maîtrise de soi. En réalité, l’enfant choisirait rationnellement le risque compte tenu de son environnement et des circonstances. 



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail



museotherapie definition bienfaits

Déambuler dans un musée pour rompre l’isolement social et tromper l’ennui, tout en s’imprégnant d’œuvres d’art stimulantes : telle est l’ambition de la muséothérapie. Dans la lignée de la musicothérapie, de dramathérapie ou de la danse-thérapie, elle considère le musée, ses galeries et ses collections comme un lieu de soin et de mieux-être à part entière.

En quoi consistent exactement ces visites au musée ? À qui s’adressent-elles et quels sont leurs bénéfices ? Éclairage d’Anaïs Madec-Pradoura, responsable de l’association Culture et Hôpital, et de Leslie Labbée, chargée de médiation spécialisée en muséothérapie. 

Définition : qu’est-ce que la muséothérapie ?

La muséothérapie consiste à soutenir le soin par la culture. « Il s’agit d’une méthode thérapeutique individuelle ou collective qui consiste en l’exploitation de l’environnement muséal à des fins de bien-être physique, psychologique et social. Concrètement, elle englobe la contemplation des œuvres d’art, la création artistique en atelier ou des visites guidées en compagnie de médiateurs culturels », explique Leslie Labbée. 

Origine : d’où vient la muséothérapie ?

Ce terme est apparu dans la langue française en 2016. Il a été popularisé par Nathalie Bondil, historienne de l’art et conservatrice, à l’occasion de l’inauguration de l’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie du Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM). En réalité, il correspond à des pratiques qui ont commencé à se développer dans le monde anglophone il y a une vingtaine d’années, sous le nom de Museum in Health, souligne la chargée de médiation.

Quelle différence avec l’art-thérapie ?

L’art-thérapie et la muséothérapie se recoupent et peuvent être complémentaires. Mais contrairement à l’art-thérapie, la muséothérapie n’a pas pour but de produire une œuvre dans un but thérapeutique. Elle s’appuie sur les œuvres d’art présentes (on les observe, on les commente, etc), mais aussi sur le musée en tant que tel (on déambule, on écoute un.e médiateur.trice, etc). Précision qui a son importance : « tous les types de musées sont concernés : musées des Beaux-Arts, musées d’art contemporain, etc », précise Anaïs Madec-Pradoura.

À qui s’adresse-t-elle ?

Aujourd’hui la muséothérapie s’adresse principalement à des publics âgés, isolés, fragilisés par une maladie ou un handicap. 

« Nous intervenons surtout auprès de patient.e.s atteint.e.s de dépression ou de maladies neuro-évolutives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, mais la muséothérapie est appelée à s’adresser à tout le monde », indique Anaïs Madec-Pradoura.

Les aidants familiaux et professionnels peuvent aussi bénéficier de visites encadrées. Objectif : les aider à retrouver du temps pour eux.  

Quels sont les bienfaits de la muséothérapie ?

Comme indiqué précédemment, la muséothrérapie peut être source de bienfaits psychologiques, physiques et sociaux, dus non seulement à la contemplation des œuvres, mais aussi à « l’espace muséal ». Elle permet par exemple de prendre confiance en soi, de réduire le stress et de se sentir plus apaisé. Les visites dans les musées ont également fait leurs preuves dans la prévention et la prise en charge des liés à la démence.

« Il n’est pas question de faire disparaître une maladie en allant au musée. L’objectif est de soutenir la prise en charge médicale des patient.e.s dans le cadre d’un accompagnement global« , indique Leslie Labbée. Et de préciser :

L’état psychologique est souvent un facteur prédictif de l’évolution d’une maladie et peut impacter l’amélioration ou la détérioration de l’état physique général.

De nombreuses organisations internationales, telles que l’ICOM, l’OCDE et l’OMS ont d’ailleurs validé cette approche, soutenue par des recherches appliquées en gériatrie, désordres alimentaires, santé mentale, troubles cognitifs, etc.

Renforcer le lien aidé / aidant

Les séances de muséothérapie peuvent s’adresser uniquement aux patient.e.s, uniquement aux aidants, ou inclure des binômes aidés / aidants. « Lorsque l’un.e de nos proches est touché par une maladie, c’est toujours un bouleversement. En tant qu’aidant, on a parfois tendance à surprotéger son proche, on oublie même ce dont il est capable. Le lien devient ‘technique’ et se détériore« , témoigne la responsable de l’association Culture et Hôpital. Les séances de muséothérapie permettent alors d’offrir un espace d’échange et de redécouverte aux deux parties : au musé la parole peut se libérer et des souvenirs se rappellent aux patient.e.s. Les aidants redécouvrent alors leurs aidés sous un autre jour.

Rompre l’isolement social

Les visites collectives ou individuelles au musée permettent de lutter contre l’isolement et la solitude, aux conséquences plus que délétères. « Le risque encouru à cause de l’isolement social (relations sociales inexistantes, trop courtes ou trop irrégulières) est équivalent au risque encouru par des personnes atteintes d’obésité de grade 2 à 3, selon l’OMS« , rappelle Leslie Labbée.

Et Anaïs Madec-Pradoura d’ajouter : « Le musée a vocation à accueillir tout type de public : on se rencontre, on discute, on découvre dans un cadre sécurisé et rassurant. Cela permet aux personnes désinsérées socialement de reprendre goût au contact et de se familiariser avec des sujets d’actualité divers« . À terme, elles gagnent en autonomie, ce qui leur permet d’être visibilisées et mieux prises en compte dans ces espaces.

La muséothérapie repose sur une collaboration grandissante entre les professionnels de la santé, du milieu médical, social, associatif, universitaire et muséal. « Les patient.e.s ou les proches de patient.e.s intéressé.e.s peuvent nous contacter directement, mais la plupart du temps, les signalements nous sont faits par des soignant.e.s », indique Anaïs Madec-Pradoura. Les équipes soignantes travaillent alors en collaboration avec les membres d’association, chargés de rapporter les progrès de chacun.e. Les objectifs peuvent être multiples : travailler le lien social, travailler la marche, l’équilibre, redynamiser, etc.

C’est de la culture sur ordonnance, qui n’en porte pas encore le nom. 

Concrètement, on accompagne des groupes plus ou moins restreints pour leur faire découvrir des expositions ou de nouveaux musées. Des protocoles bien précis sont suivis en fonction des personnes présentes et de leur(s) éventuelle(s) pathologie(s). « Les intervenants doivent être spécialement formés pour accueillir des publics fragilisés et vulnérables. On a besoin d’une adaptation de la temporalité et / ou du cadre, mais surtout pas du discours. L’objectif n’est pas les infantiliser », insiste la responsable de Culture et Hôpital.

À noter : les personnes ayant des difficultés à se déplacer, ou à interagir avec les autres peuvent aussi participer à des séances de muséothérapie individuelles. « La pandémie a redistribué les cartes : pendant le confinement, les musées ont beaucoup développé le virtuel. Dans ces cas, les intervenants interagissent en visioconférence avec les patient.e.s que l’on accompagne à domicile, ne serait-ce que pour leur apporter un soutien opérationnel, et créer du lien social », explique Anaïs Madec-Pradoura. Objectif : franchir un jour barrière du virtuel et rencontrer l’intervenant.e en question. « C’est un vrai virage pour les lieux culturels qui deviennent eux aussi des partenaires de soin« , conclut-elle. 



Source link

0 commentaire
0 FacebookTwitterPinterestE-mail
Nouveaux Postes