Carpophobie : de quoi a-t-on peur ? pourquoi ? quelles solutions ?

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Pour être le plus en forme possible, on conseille généralement de manger cinq fruits et légumes par jour. Mais pour certaines personnes, cela relève de l’insurmontable : à la simple évocation d’une pomme bien mûre elles sont en proie à un fort sentiment de dégoût, voire à des symptômes physiques incontrôlables (sueurs, tremblements, nausées, etc). 

Définition : qu’est-ce que la carpophobie ?

La carpophobie n’a rien à voir avec les carpes, des poissons d’eau douce bien connus. Son étymologie dérive du grec karpo, qui signifie « fruit » et de l’anglais phobos, qui signifie « peur ». Elle désigne donc la peur irrationnelle et démesurée des fruits. Bien que peu courante, et surprenante – il faut bien le dire – elle ne doit pas être minimisée.

Elle est souvent associée à la lachanophobie, autrement dit, la phobie des légumes. En l’absence de précautions, elle peut donc occasionner de graves problèmes de santé. 

Comment se manifeste cette aversion ?

La carpophobie se traduit par une peur panique et un profond malaise face à certains fruits. Les carpophobes éprouvent un tel sentiment de répulsion envers les fruits qu’ils sont parfois incapables de toucher ou de manger ces aliments. Parfois même, la simple évocation de l’un d’eux les indispose. Avant de goûter un nouveau plat, une entrée, voir un dessert, ils procèdent souvent à un examen minutieux de leur assiette, à la recherche du moindre morceau de fruit. À noter, certains carpophobes parviennent tout de même à manger des fruits sous une forme transformée, dans des jus, dans des yaourts sans morceaux, en smoothie ou dans des gâteaux par exemple. 

  • des sueurs,
  • des palpitations,
  • des douleurs thoraciques,
  • des tremblements, 
  • une crise d’angoisse, 
  • etc. 

D’où vient cette phobie des fruits ?

La carpophobie peut se manifester dès l’enfance, mais aussi à l’adolescence et à l’âge adulte. Son origine diffère d’une personne à l’autre et reste souvent difficile à identifier. La plupart du temps, la cause est psychologique : comme pour la plupart des phobies, elle peut trouver racine dans un traumatisme passé. Il peut s’agir d’une expérience survenue lors de la diversification alimentaire, par exemple, suite à laquelle l’enfant se braque systématiquement. Dans certains cas, c’est une peur transmise par un parent qui avait lui-même les fruits en horreur.

Quelles peuvent être ses conséquences ?

La carpophobie est considérée comme un trouble du comportement alimentaire (TCA). Elle peut avoir de graves conséquences sur la santé des personnes qui en souffrent, du fait des carences alimentaires qu’elle génère lorsque le (ou la) patient(e) décide d’exclure les fruits de son régime alimentaire. Toutefois, les fruits sont une source essentielle de vitamines, de sels minéraux et de fibres. Leur exclusion peut donc provoquer des carences alimentaires aux conséquences diverses : affaiblissement du système immunitaire, chute des cheveux, fatigue importante, etc. Et ce risque est d’autant plus important quand la phobie des fruits et associée à celle des légumes (lachanophobie). 

La carpophobie doit être prise en charge pour limiter son impact délétère au quotidien. Une prise en charge psychologique, basée sur une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut être utile pour apprivoiser progressivement sa peur des fruits. On peut également avoir recours à l’hypnothérapie pour soigner des phobies. 

Par ailleurs, il est conseillé de consulter un nutritionniste pour surveiller et prendre en charge le risque de carences alimentaires. Certaines astuces permettent de compenser les besoins en vitamines et en sels minéraux, comme le fait de manger plus de légumes (idéalement crus) et/ou de miser sur les compléments alimentaires.



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