Avoir commencé la pilule à l’adolescence ferait bondir de 130 % les risques de…

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La pilule contraceptive reste toujours, en France, le moyen de contraception le plus utilisé. Symbole d’une émancipation des femmes, cette petite dose d’hormones a permis à beaucoup d’entre nous d’avoir le contrôle sur notre corps jusqu’alors totalement soumis au diktat de la domination masculine. Même si les choses demandent encore à évoluer, c’est un élément important de la sexualité et de la vie de nombreuses femmes. 

Outre son rôle dans la prévention des grossesses non désirées, la pilule peut aussi contribuer à réduire les risques de certaines maladies qui touchent les femmes. Elle présente aussi l’avantage, dès l’adolescence, d’aider à réguler les cycles menstruels, réduire l’acné et, dans certains cas, atténuer les syndromes prémenstruels. Il existe toutefois certains effets secondaires et contre-indications. Il est ainsi toujours nécessaire d’avoir un avis médical avant de prendre la pilule. 

Un impact jusqu’alors inconnu de la pilule ? 

Une étude menée en Suède et mentionnée par le New York Post vient de mettre en avant un effet jusqu’ici mal connu de la prise de pilule à partir de l’adolescence. En effet, en se basant sur des données recueillies auprès de 264 000 femmes, les équipes de recherche ont pu établir un lien entre la pilule et les risques de dépression. Ainsi, les personnes qui ont commencé à prendre la pilule dès l’adolescence présentent un taux de dépression de 130 % plus grand que la normale. 

Ces nouvelles données viennent renforcer des travaux dans le même sens déjà publiés auparavant. Des études avaient en effet montré une corrélation entre l’usage de la pilule contraceptive et celui de médicaments anti-dépresseurs. De plus, les adolescentes qui prennent la pilule seraient plus susceptibles à des troubles de l’humeur et du sommeil que d’autres femmes du même âge. L’étude menée en Suède portait exclusivement sur la pilule œstroprogestative. La question reste ainsi ouverte quant aux autres types de contraception hormonale. 

Un effet à prendre en considération 

Les responsables des recherches insistent sur le fait que, pour la plupart des femmes, l’usage de la pilule se fait sans désagrément. Cette contraception constitue indéniablement un bénéfice majeur pour les femmes. Il apparaît néanmoins important que ces résultats puissent être pris en compte, notamment par les professionnel·les de santé qui peuvent être amené·e·s à prescrire ces pilules ou à traiter des patientes concernées. 

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Vers une meilleure contraception ? 

Cette étude suédoise ainsi que les précédentes prouvent que la complexité des interactions hormonales à l’échelle du corps des femmes, en particulier durant l’adolescence. Les grands bouleversements apportés par la puberté peuvent ainsi s’ajouter à des modifications hormonales externes en cas d’utilisation d’une pilule contraceptive. Loin d’être un élément à charge contre la pilule, cela met au contraire en avant l’indispensable poursuite de travaux en la matière et une communication plus large autour des différents moyens de contraception. 

À ce jour, on attend encore une pilule contraceptive pour nos chers hommes. On ne souhaite évidemment pas que celle-ci entraîne un état dépressif. Néanmoins, la charge (psychologique, physique et financière) pèse actuellement essentiellement sur les femmes quant au suivi de la contraception. Un certain partage serait assurément le bienvenu. La pilule a été une avancée majeure pour l’émancipation des femmes. La version pour homme pourrait quant à elle marquer un précieux changement de perception dans une société encore très patriarcale…  



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