5 solutions pour y mettre fin !

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Fuites urinaires : des causes bien identifiées !

Plus de trois millions de femmes souffrent de fuites urinaires lorsqu’elles toussent, rient, font du sport ou l’amour. On parle alors d’incontinence à l’effort. Ce désagrément hypothèque leur qualité de vie et atteint leur estime d’elles-mêmes car elles en nourrissent de la honte. Les fuites urinaires sont le plus souvent la conséquence de l’accouchement, elles apparaissent juste après ou des années plus tard. Elles peuvent aussi être dues à des métiers physiquement pénibles, exigeant le port de charges lourdes, une station debout prolongée. Ou encore au sport pratiqué à outrance.

Fuites urinaires : des dysfonctionnements mécaniques à leur origine

Les fuites ont deux grandes causes. Soit une hypermobilité du col de la vessie et de l’urètre : ils n’arrivent plus à supporter la pression des abdominaux et du diaphragme au moment de l’effort ; ils descendent et s’ouvrent. Soit une insuffisance sphinctérienne : le sphincter, permettant de maintenir le col de la vessie fermé, est abîmé et ne résiste pas à la pression pendant l’effort.

Fuites urinaires : des solutions adaptées à chacune !

La rééducation périnéale pour combattre les fuites urinaires

  • Principe : cette rééducation, à pratiquer chez un kinésithérapeute ou une sage-femme, apprend à contracter son périnée (ce « plancher » musculaire qui s’étend du pubis vers le coccyx) le temps de l’effort. Ce maintien comprime le col de la vessie et l’urètre, et empêche qu’ils ne descendent. Cette rééducation peut se faire manuellement : le thérapeute introduit un doigt dans le vagin, tout en appuyant sur les muscles du périnée, et demande de contracter ce dernier. Au cours des séances – une quinzaine en général, remboursées – il lui fait travailler la force de la contraction et la tenue sur plusieurs secondes. Si la femme ne parvient pas à contracter son périnée, le thérapeute utilise au départ un appareil d’électrostimulation : une sonde introduite dans le vagin envoie un petit courant électrique. Ce qui provoque une contraction réflexe du périnée.
  • Avantage : dans les semaines et les mois qui suivent cette rééducation, 70 % des femmes observent une amélioration.
  • Limites : de manière à produire des effets durables, cette rééducation périnéale doit se poursuivre par des exercices à faire à la maison.

Combattre les fuites urinaires avec le dispositif intravaginal de soutien

  • Principe : comme pour un tampon hygiénique, ce dispositif est à introduire dans le vagin. Ainsi, le col de la vessie et l’urètre ne peuvent descendre trop bas car ils viennent buter contre lui. Il peut avoir plusieurs formes (un tampon ou un anneau), et être en latex ou en silicone.
  • Avantage : il peut s’utiliser en fonction des besoins, le temps d’un footing ou d’une soirée dansante, par exemple, et jusqu’à 12 heures d’affilée.
  • Limites : cette solution n’est pas très adaptée au long terme. Et ce dispositif n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. Comptez environ 31 € la boîte de 5.

Les injections de gel comblant pour stopper les fuites urinaires

  • Principe : le chirurgien injecte un gel de polyacrylamide sous la muqueuse de l’urètre : celle-ci gonfle, le diamètre de l’urètre se trouve réduit et s’ouvre moins facilement. Cette intervention se pratique en un quart d’heure sous une très légère anesthésie générale, ou locale en cas de contre-indication, en ambulatoire. Ce gel est très bien toléré et les complications (kystes, abcès) très rares. Cette technique permet d’obtenir 65 à 70 % de bons résultats, le plus souvent durables (jusqu’à 11 ans selon les études), mais au prix de plusieurs injections. Si besoin, on peut réinjecter du gel quelques mois ou quelques années plus tard.
  • Avantage : cette opération est prise en charge par la Sécurité sociale. Elle ne nécessite pas de repos particulier après, et la reprise d’une vie normale est possible tout de suite.
  • Limites : cette technique ne fonctionne que pour les femmes qui ont une insuffisance sphinctérienne, pas en cas d’hypermobilité du col de la vessie et de l’urètre.

Fuites urinaires : la pose d’une bandelette, une méthode durable et très efficace

  • Principe : grâce à une petite incision dans le vagin, le chirurgien introduit une bandelette qu’il fixe sous l’urètre. Cette bandelette ressort par deux petits trous effectués au-dessus du pubis ou sur la partie interne des cuisses. Elle est coupée au ras de la peau et les petits orifices de sortie sont refermés. Au moment de l’effort, l’urètre ne descendra pas ou peu car il est soutenu par la bandelette.
  • Avantage : cette technique est très efficace (80 à 90 % de réussites) et durable.
  • Limites : elle ne concerne que les femmes souffrant d’une hypermobilité du col de la vessie et de l’urètre, et non celles atteintes d’une insuffisance sphinctérienne marquée. Cette opération est peu recommandée aux femmes souhaitant encore avoir un enfant car l’accouchement pourrait abîmer la bandelette. En général, trois semaines de repos et d’arrêt maladie sont nécessaires.

Le sphincter artificiel quand les fuites urinaires dépassent 300 à 500 ml/24 heures

Bonne nouvelle, la France est en pointe pour la pose du sphincter artificiel de la vessie chez la femme. Une petite pompe est placée sous la peau de la grosse lèvre, invisible à l’œil. Au moment d’uriner, la femme l’actionne en la pressant doucement. Le sphincter s’ouvre le temps d’uriner puis se referme tout seul. Cela n’empêche pas les rapports sexuels. 95 % de réussite !

Fuites urinaires : les hommes aussi sont concernés !

De plus en plus d’hommes jeunes sont concernés par ces problèmes.  La plus fréquente ? L’incontinence par regorgement, liée à la compression des voies urinaires par la prostate qui grossit avec l’âge, d’un adénome ou d’un cancer. Autre type d’incontinence que subisse les hommes, celle dite par impériosité ; là, les muscles de la vessie se contractent anormalement, les envies d’uriner sont fréquentes. Enfin, l’incontinence liée à l’effort provoque des fuites quand on rit, on tousse, ou si l’on fait un effort physique.

Les solutions :

  • La rééducation : elle est proposée par des kinés et permet de tonifier le sphincter et le périnée.
  • La pose d’une bandelette : depuis 2007, elle est proposée aux hommes.

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